Espace, frontière de l’infini vers laquelle voyage le vaisseau spatial Excelsior

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Affiche pour le long métrage danois Himmelskibet, 1918.

Hej, ami(e) lectrice ou lecteur et …Vous semblez perplexe. Oh, hej signifie bonjour en danois. Alors, prenez-en une, une danoise, la pâtisserie bien sûr. Nous avons une histoire à partager. Si votre humble serviteur devait prononcer le mot Himmelskibet, quelle pensée ou image apparaîtrait dans votre esprit? Pas grand-chose, si mes impressions sont exactes, mais ça n’est pas grave. Commençons notre voyage à travers l’espace et le temps.

Le mois et l’année sont février 1918. La tristesse, la douleur, le désespoir et la colère règnent en Europe, en Amérique du Nord et au-delà. Depuis trois ans et demi, une grande partie de l’Europe est déchirée par l’une des guerres les plus sanglantes de son histoire, oh, tant violente. La Grande Guerre, la Der des der, comme on l’appelle. Ouais, vraiment. Seuls quelques pays européens réussissent à rester en dehors de ce cauchemar. Le Danemark est l’un d’entre eux et ses habitants ne peuvent que regarder avec horreur alors que le continent s’enfonce de plus en plus en enfer. Dans les studios et les bureaux de Nordisk Films Compagni, la plus grande entreprise cinématographique du pays et une qui existe encore au début de 2018, une équipe de tournage retient son souffle après la première de ce qui va être sa plus grande production de l’année, au cinéma le plus prestigieux du Danemark.

Ce long métrage massivement publicisé, Himmelskibet (Le vaisseau du ciel), s’inspire apparemment d’un roman utopique / fantasmatique oublié publié en 1910 dans l’Empire allemand par un pharmacien / médecin / auteur récemment immigré au Chili. Si vous me permettez de pontifier pendant une minute ou trois, le roman en question est Die Weltensegler: Drei Jahre auf dem Mars (Les marins des mondes: Trois ans sur Mars) d’Albert Daiber. Une suite sort en 1914, Vom Mars zur Erde: Eine Erzählung für die reifen Jugend (De Mars à la Terre: Une histoire pour la jeunesse plus mature). Aucun de ces titres ne semble être traduit.

Souhaitez-vous lire quelques mots sur l’intrigue de Himmelskibet? Non? Désolé, mais votre humble serviteur est celui qui a le clavier magique. Donc, si cela ne vous dérange pas, je ne serai pas bref. Après tout, le film dure environ 97 minutes.

Il était une fois, une formule originale s’il en est, un officier de la marine danoise, ou Søværnet, retourné chez lui après un voyage d’exploration d’un an dans un pays étranger ou autre. Avant longtemps, Avanti Planetaros se met en quête de quelque chose à faire. Il se découvre une passion pour l’aviation et apprend à piloter. Son père, un astronome, souligne que l’espace renferme d’innombrables mystères. Le capitaine Planetaros décide que la renommée et la gloire du premier voyage dans l’espace doivent être siennes. Le Dr. Krafft, un ami scientifique qui est apparemment le fiancé de sa jolie sœur, accepte de l’aider. Ils décident d’aller sur Mars, ce qui explique le titre américain plutôt terre à terre / ennuyeux de Himmelskibet, A trip to Mars.

Le titre français du film, À 14 millions de lieues de la Terre, quant à lui, est un peu plus évocateur, bien que mathématiquement incorrect. Vous voyez, ami(e) lectrice ou lecteur, une conversion en kilomètres de la distance dans le titre français donne 56 millions de kilomètres (pas tout à fait 35 millions de miles). Une recherche rapide sur le Web montrerait que la distance entre notre planète bleue et la planète rouge varie entre 56 et 401 millions de kilomètres (de pas tout à fait 35 à plus de 249 millions de miles). Quelle est la probabilité que nos grands Danois lancent leur voyage vers Mars alors que cette planète est aussi proche que jamais de la Terre? Soit dit en passant, un titre informel britannique (?), 400 Million Miles from Earth, qui se traduit par 645 millions de kilomètres, est plus inexact encore. Donc, vive la France – et les pommes de terre frites! Désolé.

Quoi qu’il en soit, Planetaros et une petite équipe de travailleurs ont besoin de 2 ans pour compléter un vaisseau spatial, l’Excelsior. Désireux de compléter son équipe, Planetaros évoque le voyage à venir lors d’une réunion d’une société scientifique, peut-être l’Académie royale danoise des sciences et des lettres, ou Kongelige Danske Videnskabernes Selskab. Un collègue de son père, hostile au projet depuis le premier jour, pète une coche – si je peux utiliser cette expression. Tout en dénonçant ouvertement l’assemblée comme une réunion de fous, cet individu est peut-être enragé par la possibilité que son rêve d’aller dans l’espace soit réalisé par Planetaros. Ce dernier écarte poliment ces commentaires, comme la plupart des scientifiques présents dans la salle, et recrute plusieurs volontaires, tous des hommes mais venant de différentes régions du globe.

L’Excelsior et son équipage multinational quittent la Terre peu de temps après. Environ six mois passent. Vers cette époque, certains membres d’équipage commencent à montrer des signes d’instabilité mentale. L’un d’eux, l’Américain, commence à boire le vin qu’il a caché à bord. Dégoûté du voyage, ce personnage peu ragoutant encourage d’autres membres de l’équipage à boire pour fomenter une mutinerie. Il sort une arme à feu. Prévenu par un membre d’équipage d’identité incertaine (Asie ou Empire russe?), un Planetaros légèrement déséquilibré s’arme lui aussi. Krafft se tient près de lui. Des coups de feu sont tirés mais le destin intervient avant que la situation ne dégénère. Ayant découvert l’Excelsior se déplaçant vers leur planète, des astronomes martiens engagent une sorte de rayon tracteur. Convaincus qu’ils doivent leur vitesse bien plus grande à l’intervention divine, Planetaros demande à l’équipage de le rejoindre dans la prière. L’atterrissage sur la planète rouge, peu de temps après, se fait sans accroc.

Incertain des conditions qu’ils rencontreront sur Mars, l’équipage de l’Excelsior enfile des combinaisons spatiales – une première filmique. Comme tout bon humain en mission d’exploration, ils prennent également des armes, y compris des grenades à main. Alors que le groupe s’apprête à faire un petit pas pour les hommes et un pas de géant pour l’humanité, Krafft enlève son masque et prend une profonde inspiration. L’air est bon, les combinaisons spatiales sont enlevés et l’équipage sort, vêtu de cuir et armé jusqu’aux dents. Mars s’avère être identique à la Terre – ou au Danemark en été à vrai dire. Les Martiennes et Martiens qui se sont rassemblés pour accueillir les Terriens, en revanche, ressemblent beaucoup à des Danoises et Danois typiques, si le peuple danois se promène avec de longues robes blanches et des coiffures particulières. À leur grande surprise, les Terriens comprennent chaque mot prononcé par le sage chef martien. Les Martiens, semble-t-il, parlent la langue universelle de tous les humains. Ils gardent un œil attentif sur la Terre depuis des milliers d’années.

Invités à déjeuner dans un jardin, Planetaros et son équipage se rendent compte que les habitants de Mars, une planète nommée d’après le dieu romain de la guerre, sont des végétariens / fruitariens justes, pudiques, pacifiques, exempts de maladies, et tempérants, autrement dit des gens moralement et spirituellement supérieur aux humains. Planetaros ayant offert de la viande au chef martien, un peu dégoûté, celui-ci veut savoir comment il l’a obtenue. Le jeune officier tire aussitôt avec un pistolet sur un grand oiseau qui passe. Réagissant au bruit, de nombreux Martiennes et Martiens courent vers le jardin. Choqués par le meurtre d’un animal innocent, ils deviennent très fâchés. Craignant pour la sécurité de ses équipiers, Krafft lance une grenade à main dans la foule, tuant un adolescent martien. Les Terriens sont immédiatement arrêtés et emprisonnés.

Croyant que les visiteurs ne sont pas des sauvages, la jolie fille du chef martien, Marya, demande qu’on lui permette de leur montrer les erreurs. Elle le fait en présentant l’histoire de Mars aux Terriens, en utilisant un appareil semblable à un grand écran de télévision. Dans les temps passés, les Martiens étaient aussi sanguinaires que les humains. Un jour, cependant, un homme vêtu d’une longue robe blanche les convainc que la paix vaut mieux que la guerre. Profondément touchés par ce qu’ils ont vu pendant cette scène techniquement impressionnante, les Terriens jettent leurs armes et jurent de ne plus jamais tuer. Cette scène de réconciliation se termine par une bonne nouvelle. Le jeune martien n’est pas vraiment mort après tout. Planetaros et Krafft sont pardonnés et autorisés à explorer Mars comme ils le souhaitent. Subjugué par la beauté et la prestance de Marya, Planetaros tombe bientôt amoureux d’elle. À son tour, elle tombe amoureuse de lui et a accepte de devenir sa femme.

Sur Terre, le père et la sœur de Planetaros s’inquiètent du manque de nouvelles et du pessimisme des journaux. Sur Mars, un Krafft profondément nostalgique supplie les autorités martiennes d’envoyer un signal quelconque vers la Terre. Elles acceptent rapidement. D’immenses éclairs de lumière se détachent de la surface de la planète. Le signal est repéré par le père de Planetaros. Krafft est maintenant impatient de retourner vers la Terre, et sa petite amie, le plus rapidement possible. Planetaros indique qu’il ne repartira pas. Voyant à quel point son amoureux est triste, Marya décide de quitter Mars afin d’apporter la vision martienne de la vie sur Terre. Son père, bien qu’initialement réticent, accepte de la laisser partir. L’Excelsior et son équipage décollent peu après, au milieu des chants et des fleurs d’une foule de sympathisants. L’Américain peu ragoutant admet volontiers que son séjour sur Mars l’a changé pour le mieux.

Alors que le vaisseau spatial file vers la Terre, le père de Planetaros est toujours profondément inquiet. Son méchant collègue le nourrit d’articles qui dénoncent l’expédition martienne comme étant une fraude. Le vieil homme songe sérieusement au suicide lorsqu’un télégramme lui parvient. L’Excelsior a été repéré. Alors que le vaisseau spatial se rapproche de sa base, une terrible tempête éclate. L’équipage craint brièvement pour sa vie. Alors que le soleil perce les nuages, le méchant scientifique est frappé par la foudre. L’Excelsior atterrit peu de temps après. Une calèche emmène son équipage à la résidence de la famille Planetaros. Le père de notre héros espère que sa belle-fille aidera à ramener la paix sur la planète Terre. Fin.

Que peut-on dire à propos de Himmelskibet? Oui, ami(e) lectrice ou lecteur pragmatique, le vaisseau du ciel Excelsior n’est certes pas le vaisseau spatial Entreprise. Il ressemble à un dirigeable court et ailé muni d’un train d’atterrissage fixe. Un avion typique de 1918 a l’air moderne et fonctionnel en comparaison. Et oui, le film ignore le fait que le voyage vers Mars aurait été fait dans des conditions de microgravité, avec toutes personnes et toutes choses flottant joyeusement, ou pas, dans la cabine. Et oui encore, la porte de l’Excelsior s’ouvre directement sur le monde extérieur; l’absence d’un sas est un sérieux défaut de conception.

Et oui encore et encore, étant donné la distance entre Mars et le soleil, on s’attendrait à ce que la planète rouge soit beaucoup plus fraîche que la Terre et non pas un endroit où l’on trouve des fleurs. Et oui, encore, encore et encore, le Soleil visible dans le ciel de Mars est bien trop grand, vu la distance entre ces deux objets. Et oui, avec 4 encores, une grenade à main utilisée contre une foule aurait blessé ou tué bien plus d’une personne.

Simonac, en 1918, les spectateurs ne sont peut-être pas aussi critiques que vous dans leur définition de ce qui constitue un bon film de science-fiction. D’ailleurs, qu’avez-vous à dire sur les explosions assourdissantes de, oh, tant de superproductions de science-fiction des dernières décennies? Il n’y a pas d’air dans l’espace et pas de son. Dans l’espace, personne ne peut vous entendre… péter. Désolé. Et, soupir, oui, il y a un vaisseau spatial du nom d’Excelsior dans le film Star Trek IV - Le retour sur Terre, sorti en 1986.

Vous n’avez pas encore terminé, dites-moi, ami(e) lectrice ou lecteur argumentative? Soupir. Oui, le style main-au-front des principaux protagonistes est assez agaçant. En toute justice, cependant, ces poses mélodramatiques peuvent être vues dans la plupart des films muets de la fin des années 1910 et du début des années 1920. En vérité, il y a une méthode derrière la pose. Vers le milieu du 19ème siècle, un théoricien / enseignant / chanteur français du nom d’Alexandre Nicolas Chéri François Delsarte propose l’utilisation de gestes stylisés pour dépeindre l’état émotionnel d’une personne. Son travail s’avère très influent dans le développement de la danse moderne à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, en particulier aux États-Unis, où le domaine vit une sorte de delsartomanie. Malheureusement, lorsque les acteurs du cinéma l’utilisent, l’approche ingénieuse de Delsarte se transforme rapidement en simples poses.

Et oui, les Martiens de Himmelskibet sont ridicules et ennuyeux. Étant donné les yeux égarés des foules, on peut se demander si les Martiens sont devenus paisibles en se gelant. Incidemment, les principaux protagonistes, Avanti Planetaros, Dr. Krafft et Marya, sont joués par deux Norvégiens et une Suédoise, tous trois très bien payés. Le méchant scientifique et l’Américain peu ragoutant, en revanche, sont joués par une paire de Danois. L’équipage revêtu de cuir de l’Excelsior ressemble par ailleurs beaucoup à certains des personnages des célèbres feuilletons de suspense / aventure (Fantômas, Les Vampires et Judex) réalisés par le Français Louis Feuillade avant et pendant la Première Guerre mondiale.

Et oui encore, le cri de paix de Himmelskibet est sans aucun doute naïf. Cela étant dit (tapé?), il n’est peut-être pas entièrement désintéressé. Jusqu’en 1914, Nordisk Films exporte presque toute sa production. Le début de la Première Guerre mondiale et la fermeture des frontières rendent très difficile le maintien de cette pratique. La compagnie de cinéma danoise a donc de bonnes raisons d’aspirer à un monde en paix. Pis encore, en décembre 1917, en réponse à la concurrence étrangère en ce qui a trait aux longs métrages et aux films de propagande, le gouvernement de l’Empire allemand rassemble la plupart des grands studios pour former Universum Film Aktiengesellschaft. Ce géant, qui existe encore aujourd’hui sous le nom de UFA Gesellschaft mit beschränkter Haftung, s’empare rapidement de la chaîne de salles de cinéma de Nordisk Films dans l’empire. Cette action joue un rôle crucial dans la conclusion de l’âge d’or de l’industrie cinématographique danoise, l’une des plus productives d’Europe avant 1914.

À vrai dire, Himmelskibet, l’un des films les plus chers produits au Danemark jusque-là, ne rapporte pas beaucoup d’argent. Pis encore, il est l’objet de moqueries lors de sa sortie. C’est à la fois malheureux et injuste, dis-je, parce que cette superproduction échoué a le cœur à la bonne place, jusqu’à un certain point. Il ne s’agit peut-être pas d’un film de science-fiction riche, mais il fonctionne plutôt bien comme une parabole / brochure ou, peut-être, comme un récit édifiant. En effet, comme beaucoup d’auteurs et plusieurs directeurs de cinéma avant ou depuis, Himmelskibet fait appel à la science-fiction pour aborder des problèmes sociaux actuels. On peut argumenter que cette forme de divertissement très populaire était, est et sera très utile lorsqu’elle est utilisée pour regarder / commenter / dénoncer un ou plusieurs problèmes sociaux présents dans une société particulière. Au 17ème siècle, l’auteur / satiriste / soldat français Savinien de Cyrano de Bergerac imagine des voyages vers d’autres mondes pour atteindre cet objectif. Oui, Virginie, il y a eu un Cyrano.

Sur un autre plan, bien qu’il soit exagéré de dire que Himmelskibet est une épopée steampunk, et ce même s’il renferme quelques scènes steampunk plutôt charmantes, on peut dire que nous avons ici le tout premier opéra de l’espace, pour ainsi dire un ancêtre oublié d’une superproduction arrivée en salle en 1977, La Guerre des étoiles. En effet, l’équipe de tournage danoise invente de nombreux éléments de ce genre cinématographique très populaire. Incidemment, certaines des prises de vues techniques et des effets spéciaux de Himmelskibet ne sont pas mauvais du tout. Certaines prises de vue aériennes sont assez impressionnantes et certaines des scènes sur Mars sont carrément belles. Il faut se demander si certains éléments de ce piétage n’annoncent pas les grandes choses faites dans les années suivantes par un réalisateur mondialement connu né en Autriche-Hongrie, Friedrich Christian Anton « Fritz » Lang, dont les films Metropolis (1927) et Frau im Mond (1929) n’ont pas besoin d’introduction.

L’équipe danoise prend également en considération plusieurs aspects des voyages dans l’espace qui sont souvent été balayés sous le tapis cinématographique, si je peux utiliser cette expression. Le voyage vers Mars dure environ 6 mois par exemple, ce qui semble être une éternité étant donné l’exiguïté des quartiers de l’Excelsior. La stabilité mentale de l’équipage est profondément affectée par son long isolement dans l’obscurité de l’espace. Ce sujet peut encore être délicat pour les agences spatiales d’aujourd’hui et leurs astronautes. L’équipage d’un vaisseau spatial se rendant sur Mars, par exemple, serait plus isolé que tout autre groupe d’humains dans l’histoire. L’emprisonner dans une boîte de conserve pendant des mois, avec seulement une bouffée d’air frais, pour ainsi dire, de quelques semaines sur Mars, dans l’espoir que tout ira bien, serait peut-être en demander beaucoup. Moi, je vous dis ça comme ça.

Et oui, je réalise que ce texte hénaurme aurait dû être séparé en plusieurs parties. À ma grande honte, je dois avouer avoir entendu parler de Himmelskibet après avoir écrit tout ce que j’avais l’intention de mettre en ligne pendant le mois de février. Enlever un sujet pour trouver une place pour ce film a été assez douloureux. Enlever trois sujets était inconcevable, pour citer l’un des mots favoris d’un personnage diabolique de la comédie romantique et film culte de 1987 La Princesse Bouton d’Or. Bon, voilà. Je m’excuse de vous avoir empêché de vous coucher, de prendre votre pause déjeuner, ou quoi que ce soit d’autre. Je ne le ferai plus.

Avant que j’oublie, seriez-vous intéressé à regarder Himmelskibet? Longtemps considérée comme l’une des nombreux trésors perdus de l’ère du cinéma muet, cette production est rendue à la vie par l’institut cinématographique danois, ou Det Danske Filminstitut. Après des mois de travail, cette organisation sort une version étonnamment claire, quoiqu’incomplète, du film, en 2006. Alors, sans plus tarder, enfoncez votre personnalité dure à cuire et cynique du 21ème siècle au fond d’un vide-ordures et allez passer du temps avec un groupe de gens aimables. Elles et ils vous attendent à

Les sous-titres sont en danois, anglais et espagnol.

À la semaine prochaine. J’ai besoin d’une pause.

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Rénald Fortier