« Mâche Mâche Mâche Mâche ta gomme à bulles: » Les sucrés de bons vieux temps de O-Pee-Chee Gum Company Limited de London, Ontario

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Une publicité typique de O-Pee-Chee Gum Company de London, Ontario. Anon., « O-Pee-Chee Gum Company. » The Aylmer Express, 6 juin 1912, 5.

J’ai un service à vous demander, ami(e) lectrice ou lecteur. Seriez-vous prêt(e) à envisager la possibilité d’accepter une firme de confiserie canadienne bien connue mais disparue comme un sujet valable sous notre rubrique agriculture et alimentation?

Merci beaucoup.

Vous aurez bien sûr noté que l’illustration d’aujourd’hui nous est apportée par The Aylmer Express, un journal qui existe encore en 2022. Même si ce nom particulier fait son apparition dans cette petite ville ontarienne située près de Ottawa, Ontario, en janvier 1880, cet hebdomadaire peut retracer ses origines jusqu’à The Aylmer Enterprise, un hebdomadaire fondé en septembre 1869, mais revenons à notre sujet de la semaine, une confiserie canadienne bien connue mais disparue.

Notre histoire commence avec deux frères, Duncan Hugh « D.H. » McDermid et John McKinnon « J.K. » McDermid, nés respectivement en juin 1865 et mars 1867, apparemment dans une ferme à Janetville, près de Lindsay, Ontario.

À un moment donné dans les années 1880 ou 1890, les McDermid déménagent à London, Ontario, où ils trouvent un emploi dans diverses firmes. John McKinnon McDermid travaille comme commis dans un magasin de chaussures, puis comme comptable dans une épicerie en gros par exemple.

En 1897, les McDermid rejoignent l’équipe de C.R. Somerville Company de London, une firme qui fabrique une variété d’articles, comme des boîtes, gomme à mâcher, maïs soufflé et nouveautés. Lorsque le propriétaire de la firme tombe malade peu de temps après, les McDermid interviennent en tant que directeurs intérimaires. Charles Ross Somerville est apparemment satisfait de leurs efforts et les garde près de lui.

En 1908, Somerville vend C.R. Somerville à un géant américain de la gomme à mâcher. Peu de temps après, American Chicle Company déménage ce qui est bon et utile pour la production de gomme à mâcher à Toronto, en Ontario, où elle exploite une filiale mal connue du nom de S.T. Britten & Company.

Incidemment, un cofondateur de American Chicle, en 1899, est un inventeur américain de 81 ans et photographe pendant la Guerre civile américaine. Thomas Adams est un des pères fondateurs de l’industrie de la gomme à mâcher. Son implication commence dans les années 1850, alors qu’il aide le président mexicain en exil Antonio de Padua María Severino López de Santa Anna y Pérez de Lebrón à intéresser des hommes d’affaires américains à l’utilisation d’une gomme naturelle sucrée produite par des arbres mésoaméricains dans… des pneus de boghei. Après avoir échoué à transformer le chicle en substitut de caoutchouc, Adams change de tactique et invente la gomme à mâcher, en 1859 environ, je pense.

Et bien, en fait, il ne fait rien de tel. Vous voyez, d’innombrables personnes en Méso-Amérique mâchent du chicle depuis des siècles au moment où Adams a son instant lumière – et devient vraiment très riche. Il est également intéressant de noter que des gommes à mâcher à base de résine d’épicéa et paraffine (Beurk!) sont commercialisés aux États-Unis vers 1848-50, par John Bacon Curtis, le véritable inventeur de la gomme à mâcher, je crois. Mais je digresse. Revenons aux frères McDermid.

Convaincus qu’ils peuvent diriger la division / département des boîtes en carton de C.R. Somerville, les McDermid commencent à la diriger, vraisemblablement avec la bénédiction de Somerville. De fait, ils achètent Somerville Paper Box & Printing Company Limited en 1910.

En mars 1911, les McDermid lancent O-Pee-Chee Gum Company afin de produire, enfin, de la gomme à mâcher. La gomme à mâcher Gipsy de la nouvelle firme devient bientôt célèbre.

Incidemment, opichi est un mot ojibwé qui signifie un rouge-gorge. À leur tour, les Ojibwés sont un peuple Anishinaabe vivant actuellement au Canada et aux États-Unis.

Il est suggéré que le mot o-pee-chee se trouve dans le poème épique de 1855 The Song of Hiawatha du poète et éducateur américain Henry Wadsworth Longfellow. Votre humble serviteur a regardé et regardé mais n’a pas pu trouver o-pee-chee, ou opichi d’ailleurs, nulle part dans ce poème. Et oui, Longfellow est mentionné dans un numéro de décembre 2021 de notre blogue / bulletin / machin. Notre monde est vraiment interconnecté, n’est-ce pas?

Remarquez, il est également suggéré que le nom O-Pee-Chee est dérivé de l’expression Oh, peachy!, en français oh, super!, est peut-être utilisée par des jeunes vers 1910, mais je digresse.

En 1921, les McDermid vendent O-Pee-Chee Gum à une fiducie afin d’incorporer leur bébé sous le nom de O-Pee-Chee Company Limited, une firme qui est dès lors contrôlée par des membres de la famille. À l’époque, la firme produit de la gomme à mâcher, des menthes et quelques types de maïs soufflé.

Dans la seconde moitié des années 1920, la gomme à bulles de O-Pee-Chee suscite suffisamment d’intérêt au Royaume-Uni pour justifier la construction d’une nouvelle usine en sol canadien, achevée en 1928. Cette usine contient certains des équipements de fabrication de gommes à mâcher / à bulles et bonbons les plus modernes sur la planète Terre.

La Seconde Guerre mondiale impose de nombreux changements à O-Pee-Chee et à son personnel. Beaucoup de jeunes hommes qui travaillent là rejoignent les couleurs, par exemple. En 1942, les Canadiennes et Canadiens par ailleurs sont initié(e)s aux joies du rationnement alimentaire. Le gouvernement fédéral lance ses efforts de rationnement avec le sucre, mais inclut rapidement dans ces efforts des choses comme la viande, thé, café, beurre et alcool.

Pour O-Pee-Chee, le rationnement du sucre s’avère plutôt problématique. Elle ne peut produire qu’une quantité limitée de gomme à bulles. De fait, O-Pee-Chee doit pratiquement se réinventer, en tant que producteur d’œufs en poudre destinés au marché britannique. Les déprédations des sous-marins allemands font qu’un grand nombre d’expéditions n’atteignent toutefois jamais leur destination. Jusqu’à 36 000 marins marchands périssent en mer entre 1939 et 1945.

Incidemment, fin août ou début septembre 1944, Willard Garfield Weston, le chef du géant canadien du pain et des biscuits George Weston Limited de Toronto et de plusieurs autres firmes, dont E.B. Eddy Company Limited de Hull, Québec, une firme de pâtes et papiers également connue pour ses allumettes, acquiert Somerville Paper Box Limited, comme cette firme est apparemment connue à ce moment-là.

Vous serez peut-être heureux / heureuse, ou non, d’entendre (lire?) que George Weston est mentionné dans des numéros de juin 2021 et mars 2022 de notre blogue / bulletin / machin.

Malheureusement, le président de O-Pee-Chee, John McKinnon McDermid décède en octobre 1945. Il a 78 ans. Son frère, Duncan Hugh McDermid, décède en décembre 1942, à l’âge de 77 ans.

Le fils du premier, John Gordon McDermid, devient président de O-Pee-Chee en 1945 ou 1946. Malheureusement, il meurt en 1953, à l’âge de 49 ans.

Le manteau de la présidence tombe alors sur les épaules d’un membre de longue date de l’équipe managériale. Cet individu, Frank P. Leahy, achète O-Pee-Chee du domaine McDermid en 1961.

Leahy est dit / connu pour être très secret – et assez riche. Le roi de la gomme à bulles du Canada, comme on l’appelle parfois / souvent, n’a aucun problème à dire aux journalistes à la recherche d’informations que, O-Pee-Chee étant une firme privée, on leur dirait très peu de choses sur ce qui est selon toute vraisemblance le plus grande firme de ce type au pays.

Leahy est tellement préoccupé par des concurrents essayant de voler certains des secrets de O-Pee-Chee que la recette et les ingrédients de la gomme à bulles ne sont connus que de 4 personnes hautement dignes de confiance en dehors de lui. Voici la liste des dits ingrédients : A2, E96, LL50, T22, T33, T45 et W32. Voyons-nous la lumière, ami(e) lectrice ou lecteur?

Il convient de noter à ce stade de notre péroraison que certains / plusieurs produits O-Pee-Chee ne sont pas conçus en interne. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, par exemple, la firme signe des accords de licence avec 2 firmes américaines. Les produits fabriqués dans les usines de ces dernières sont rapidement fabriqués dans les installations de O-Pee-Chee. Ces nouveaux produits augmentent considérablement le volume des ventes de la firme canadienne.

Un exemple typique est apparemment la gomme à bulles Bazooka, un produit bien connu lancé en 1947 par une firme américaine, Topps Chewing Gum Incorporated, et lancé au Canada à un moment inconnu. Votre humble serviteur se souvient de la gomme à bulles Bazooka, et du personnage dont les aventures se retrouvent dans de petites bandes dessinées insérées à l’intérieur de chaque paquet. Vous souvenez-vous de Bazooka Joe, mon ami lectrice ou lecteur? Moi si. Je dois un pourcentage important de la résine composite dentaire dans ma bouche à mon amour du sucre il y a très trèès longtemps.

La gomme à bulles Bazooka est apparemment nommé d’après le lance-roquettes antichar portable M1 développé aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, saviez-vous que le bazooka est aussi un instrument de musique, inventé vers 1905 par la future personnalité de la radio et du cinéma Robin « Bob / Robbie » Burns, alors qu’il a environ 15 ans? Il jouerait des variantes de cet instrument pendant de nombreuses années, mais je digresse. Digressons un tantinet davantage en ajoutant que Burns est mentionné dans un numéro d’avril 2020 de notre blogue / bulletin / machin.

Outre la montée de sucre, une raison pour laquelle les jeunes et moins jeunes Homo sapiens ont dépensé / dépensent des sommes démesurées pour acheter de la gomme à bulles avait / a à voir avec un aspect de plus en plus important de l’histoire de O-Pee-Chee que je voudrais aborder avec vous. Votre humble serviteur fait bien sûr référence aux cartes à échanger / collectionner trouvées dans les paquets de gomme à mâcher et d’innombrables autres produits. De telles cartes ne sont pas inventées par O-Pee-Chee, bien sûr. Elles font leur apparition aux États-Unis et au Royaume-Uni à la fin des années 1880 ou au début des années 1890.

Cet aspect de cartes à collectionner de l’histoire de O-Pee-Chee doit ses origines à la Grande Dépression, une période au cours de laquelle les livres de O-Pee-Chee montrent constamment beaucoup de rouge. Les premiers ensembles de cartes de la firme, près de 15, sortent dans les années 1930, une décennie qui se termine en 1940 bien sûr, dont 7 ensembles de cartes de hockey, 2 ensembles de cartes de baseball et 1 ensemble de cartes militaires.

Étant le fana d’aviation que je suis, ce dernier a piqué ma curiosité. Désolé. L’ensemble Fighting Forces de 1939 de O-Pee-Chee est composé de 48 cartes imprimées au Canada. Chaque carte a un texte d’environ 18 lignes en anglais, avec environ 3 lignes de texte supplémentaires en français en bas. Seize des cartes constituent le sous-ensemble Airplanes, le plus grand après les sous-ensembles Ships (12 cartes) et Miscellaneous (8 cartes). Curieusement, le sous-ensemble Airplanes est celui qui contient des items civils, 3 d’entre eux en tout. Une seule des 48 cartes de l’ensemble Fighting Forces semble montrer une machine canadienne, en l’occurrence un vieil hydravion à coque de patrouille forestière / utilitaire Vickers Vedette de l’Aviation royale du Canada. Le choix des aéronefs est assez intéressant, sinon exotique d’ailleurs, avec des machines aux couleurs de pas moins de 15 pays.

Même si des ensembles supplémentaires sortent dans les années 1940, on pourrait dire que O-Pee-Chee n’entre dans le jeu des cartes à collectionner que vers 1957-58 lorsqu’elle conclut un accord de commercialisation avec Topps Chewing Gum pour développer des ensembles de cartes de divertissement et sport, en mettant l’accent sur un trio de sports, les baseball, football et hockey. Vous vous souvenez de cette firme américaine, n’est-ce pas? Bazooka Joe? Soupir… Vous avez la capacité d’attention d’une puce, ami(e) lectrice ou lecteur. Mais alors, moi aussi.

Au départ, il semble que Topps Chewing Gum imprime et produit les cartes qui sont ensuite expédiées à l’usine de O-Pee-Chee pour être emballées avec la gomme à bulles. La firme canadienne commence à imprimer et produire au moins certaines de ses cartes en 1961. Ceci étant dit (tapé?), Topps Chewing Gum peut, je répète peut, avoir conçu au moins certains de ces ensembles.

Au début des années 1960, lorsque la Beatlemanie balaye l’Amérique du Nord, le… Euh, vous savez ce que le mot Beatlemanie signifie, n’est-ce pas? Bien. Au début des années 1960, lorsque la Beatlemanie balaye l’Amérique du Nord, le mot apparaissant dans des journaux américains et canadiens au plus tard en septembre 1961 (États-Unis), octobre 1963 (Canada – anglais) et février 1964 (Canada – français) respectivement, O-Pee-Chee achète les droits de fabrication et commercialisation des cartes de gomme à bulles des Beatles pour le marché canadien. Ses jeux, 64 cartes en couleurs et 165 cartes en noir et blanc produites en 3 séries, sortent en 1964.

Vous vous souviendrez bien sûr, ami(e) lectrice ou lecteur, qu’une célèbre chanson des Beatles s’intitule When I’m Sixty Four. Sortie en 1967, elle est en fait écrite en… 1956, par James Paul McCartney, qui a alors 13 ou 14 ans (!), mais je digresse.

Il convient de noter que O-Pee-Chee et Topps Chewing Gum développent leurs premières séries annuelles de cartes à collectionner de hockey plus ou moins en parallèle à partir de 1968. Des textes bilingues commencent à se trouver sur chaque carte O-Pee-Chee. Incidemment, des textes bilingues commencent également à apparaître sur les cartes de baseball de O-Pee-Chee en 1970, quelques années après que les ensembles de cartes de baseball commencent à être produits chaque année.

Votre humble serviteur ne vous ennuiera pas avec la date détaillée de chaque ensemble ou sous-ensemble.

De rien.

Je soulignerai, cependant, que O-Pee-Chee produit une variété d’ensembles pour un certain nombre de séries télévisées et de films américains, de Alf à Les Tortues Ninja.

Le seul ensemble de cartes à collectionner O-Pee-Chee dont votre humble serviteur se souvient vraiment est Man on the Moon, un ensemble développé à l’origine en 1969 par Topps Chewing Gum. Cet ensemble contient 55 cartes. Chacune d’elles a une photographie liée à l’espace au recto et un élément d’une paire de casse-têtes photographiques au verseau. Mon ensemble complet dit sans aucun doute au revoir à un moment donné il y a de nombreuses années. Dommage. Il pourrait valoir quelque chose en 2022.

Incidemment, Topps Chewing Gum publie une version mise à jour de 99 cartes de Man on the Moon en 1970.

Tous les musées de l’aviation et de l’espace dignes de ce nom devraient avoir un de ces ensembles dans leur collection. Je vous dis ça comme ça, moi.

Un ensemble de cartes à collectionner qui aurait vraiment intéressé votre humble serviteur sort avant ma naissance. Jets se compose de 240 cartes émises en 1956 et non, les avions à réaction ne sont pas le seul type de machine volante représenté dans cet ensemble développé à l’origine par Topps Chewing Gum. Les seuls éléments canadiens dans les ensembles vendus au Canada sont vraisemblablement la gomme à bulles et l’emballage. Ceci étant dit (tapé?), votre humble serviteur a compté dans cet ensemble une quinzaine de machines volantes que l’on retrouve dans la collection du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada.

Votre humble serviteur ne vous ennuiera pas avec les noms de cette quinzaine de machines volantes.

De rien.

À la mort de Leahy, en 1980, son gendre, Gary E. Koreen, achète O-Pee-Chee à son épouse.

Comme vous pouvez bien l’imaginer, la grève d’août 1994-avril 1995 et le lock-out d’octobre 1994-janvier 1995 qui mettent un terme aux activités du Major League Baseball et de la Ligue nationale de hockey, touchent particulièrement le commerce des cartes à collectionner de O-Pee-Chee. De fait, la firme annonce qu’elle quitterait cette même activité et recentrerait ses efforts sur les bonbons. Pour une raison ou une autre, la direction de la firme annule par la suite cette décision.

En décembre 1996, Nestlé Canada Incorporated de North York, en Ontario, une filiale de Nestlé Société anonyme, un conglomérat multinational de transformation d’aliments et boissons dont le siège social est en Suisse, engloutit O-Pee-Chee.

Cela étant dit (tapé?), Koreen maintient la marque O-Pee-Chee en vie sur le marché de la collecte de cartes à collectionner de hockey grâce à des licences avec Topps Company Incorporated, comme cette firme s’appelle alors, et, à partir de 2006, avec une autre entité américaine importante, Upper Deck Company, Limited Liability Company. En 2021-22, des cartes à collectionner de hockey portant le nom de O-Pee-Chee sont toujours produites.

Naturellement, les cartes à collectionner anciennes de O-Pee-Chee sont très populaires auprès des collectionneurs. Certaines d’entre elles peuvent en effet exiger des prix étonnamment élevés. À un moment donné, des exemples en bon état des cartes des joueurs de hockey Howard William « Howie » Morenz (Canadiens de Montréal) et Edward William « Eddie » Shore (Bruins de Boston) de la National League Stars Series de 1933-34 auraient une valeur comptable d’environ $ 15 000. Chacune.

Et si vous pensez que c’est beaucoup de pognon pour un petit morceau de carton, laissez-moi vous parler de la carte de Wayne Douglas Gretzky de 1979-80 de qualité neuve qui se vend 1 290 000 $ (environ 1 860 000 $ en devise canadienne de 2022) en décembre 2020. Je ne plaisante pas. En août 2016, cette même carte O-Pee-Chee se vendait pour la modique somme de 465 000 $ (environ 725 000 $ en devise canadienne de 2022). En 2011, cette carte se vendait un peu plus de… 94 000 $ (un peu moins de 240 000 $ en devise canadienne de 2022). Une augmentation de valeur d’environ 33.8 % par an. On croit rêver.

Les trois montants pourraient bien avoir été des records du monde à l’époque. Bien sûr.

D’innombrables personnes se couchent affamées chaque soir, ou meurent de maladies facilement évitables, alors que d’autres personnes claquent 1 290 000 $ sur un morceau de carton qui tient dans une poche de veston. Passons à autre chose avant que mon crâne n’explose.

Si l’on en croit les données sur les sites Web de collecte de cartes à collectionner, plus de 1 300 ensembles distincts de cartes à collectionner portant le nom de O-Pee-Chee, dont plus de 1 100 ensembles de cartes à collectionner de hockey, sortent entre le début des années 1930 et le début des années 2020. Ouah…

Pour conclure, comme vous devez l’avoir deviné maintenant, il n’y a aucun moyen sur la Terre verte du Monstre spaghetti volant que les sapotilliers manilkara qui poussent sur notre planète puissent fournir la gomme nécessaire aux gazillions de morceaux de gomme à mâcher produits sur une base annuelle. À quelques exceptions près, la gomme à mâcher qu’on peut acheter aujourd’hui est fabriquée à partir de caoutchouc synthétique. L’industrie fait apparemment le changement dans les années 1960. O-Pee-Chee, par exemple, fait le changement avant 1961. Bon appétit tout le monde!

L’auteur de ces lignes souhaite remercier toutes les personnes qui ont fourni des informations. Toute erreur contenue dans cet article est de ma faute, pas de la leur.

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Rénald Fortier