Est-ce un H-5? Est-ce un Dragonfly? Non, c’est un S-51, Partie 1

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Le 1er hélicoptère accepté par les militaires canadiens, le Sikorsky S-51 du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, printemps 1947. Anon., “Publicité – Canadian Pratt & Whitney Aircraft Company Limited.” Canadian Aviation, août 1947, 2e couverture.

S’il est vrai que la plupart des prototypes préservés dans la collection d’aéronefs du Musée de l’Aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa, Ontario, attirent l’attention de la presse spécialisée lors de leur dévoilement, on ne peut pas en dire autant des aéronefs de série exposés ou entreposés. Vue cette situation, l’auteur de ces lignes était tout simplement ravi quand il a trouvé cette annonce pleine page, publiée dans le numéro d’août 1947 de la revue mensuelle Canadian Aviation.

premier HÉLICOPTÈRE DE L’A.R.C.

Le gouvernement canadien a confirmé plus encore ses services de défense parmi les plus à la page au monde grâce à son achat de trois Hélicoptères Sikorsky S-51 pour le ministère de la Défense nationale. Peints argent et portant les marques familières de l’A.R.C., ces aéronefs sans ailes seront utilisés dans les opérations combinées de l’armée, de la marine et de l’armée de l’air. Leur valeur militaire a été largement reconnue et acceptée pour des tâches telles que le travail de liaison et de communication avec l’armée, l’observation, le sauvetage et le service d’ambulance.

On s’attend à ce qu’ils se révèlent inestimables dans le groupe de sauvetage air-mer de l’A.R.C. créée récemment qui, en plus de ses fonctions militaires, protégera les routes aériennes civiles au dessus du Canada. La capacité de l’hélicoptère d’évacuer des personnes blessées de zones autrement inaccessibles a été clairement démontrée à la suite du malheureux incident survenu à un avion de ligne près de Gander, Terre-Neuve.

L’hélicoptère, qui peut voler vers l’arrière, vers l’avant ou de côté, monter et descendre verticalement, ou faire du sur place indéfiniment à la hauteur de la cime des arbres, prouve rapidement sa valeur pour de nombreuses autres tâches civiles. Parmi ces tâches, l’arpentage, la photographie et la cartographie, le traitement des cultures à l’aide de poudres ou de liquides, l’inventaire forestier, le transport aérien d’appoint et le transport de marchandises sur des terrains accidentés, inaccessibles aux avions conventionnels, ne sont que quelques exemples.

Pourquoi suis-je intéressé par cette photo, me demandez-vous, ami(e) lectrice ou lecteur? Parce que l’hélicoptère de l’Aviation royale du Canada (ARC) dans la photo s’est joint à la collection de l’actuel Musée de l’aviation et de l’espace du Canada en septembre 1964, voilà pourquoi. De fait, l’auteur de ces lignes vous invite à revenir faire un tour pour examiner la seconde partie de cet article. La dite partie pourrait répondre à certaines de vos questions concernant cet hélicoptère, des questions que vous ne saviez même pas vouloir poser. Allez-y, je vous mets au défi.

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Rénald Fortier