Un Puffalo! Un Puffalo! Mon royaume pour un Puffalo!, Partie 1

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Le Lake LA-4 muni d’un train d’atterrissage à coussin d’air expérimental par Bell Aerospace Corporation, Niagara Falls, New York, 1967. Anon. “Bag down and inflated…” Air Progress, mars 1968, 47.

Bienvenue, ami(e) lectrice ou lecteur, et toutes mes excuses à tous les spécialistes en anglais qui pourraient tomber sur cette page Web. Votre humble serviteur a été vraiment intrigué quand il est tombé sur la photo ci-dessus. Comment pourrait-on y résister? Toute résistance était vraiment futile.

Il était une fois, un début original à une histoire s’il y en a un, à la fin de 1963 pour être plus précis, une filiale de Bell Aerospace Corporation du nom de Bell Aerosystems Company commence à développer un concept. La recherche financée à l’interne par l’entreprise américaine porte sur l’utilisation d’un train d’atterrissage à coussin d’air sur des aéronefs de différentes tailles. L’un des co-inventeurs du concept est un aérodynamicien ayant quitté A.V. Roe Aircraft Limited, une filiale de A.V. Roe Canada Limited, elle-même filiale du géant britannique Hawker Siddeley Group Limited, pas trop longtemps auparavant. Alors qu’il est à Malton, près de Toronto, Ontario, Thomas Desmond Earl participe activement au développement du Avro VZ-9AV Avrocar. Et oui, votre humble serviteur pourrait pontifier un des ces jours sur ce véhicule circulaire à décollage et atterrissage verticaux (ADAV) infructueux financé par les militaires américains, mais revenons à notre histoire. Et oui, comme vous le soulignez à juste titre, ami(e) lectrice ou lecteur expert(e), Bell Aerospace est une filiale du géant industriel Textron Incorporated.

Le Flight Dynamics Laboratory du Systems Command de la United States Air Force (USAF) est suffisamment intrigué par le train d’atterrissage à coussin d’air pour fournir de petites sommes d’argent à partir de 1966, pour des essais en soufflerie. Bell Aerosystems monte un de ses systèmes sur un amphibien monomoteur quadriplace Lake LA-4 qui vole en août 1967. Le nouveau concept, utilisé à la fois au décollage et à l’atterrissage, sur l’herbe, la glace, la chaussée et la neige, semble prometteur. De fait, du début au milieu des années 1970, la compagnie reçoit une petite somme d’argent de la National Aeronautics and Space Administration pour voir si un train d’atterrissage à coussin d’air peut être utilisé sur les éléments de moteurs d’appoint et d’orbiteur du Space Transportation System projeté. Et oui, l’Orbiter Vehicle est mieux connu sous le nom de Space Shuttle, ou Navette spatiale. D’autres études examinent la possibilité d’installer un tel dispositif sur des aéronefs sans pilote / drones / véhicules télécommandés.

Fait intéressant, Bell Aerosystems n’a pas effectué les premiers essais d’un système de train d’atterrissage à coussin d’air. Une petite équipe soviétique a apparemment modifié un monoplan d’entraînement initial vers 1938-40. Un bombardier en piqué bimoteur peut par ailleurs avoir été modifié vers 1940-1941. Êtes-vous un passionné / fana d’aviation, ami(e) lectrice ou lecteur? Si c’est le cas, vous pourriez être intéressé(e) de savoir que les avions susmentionnés sont un Yakovlev UT-2 et un Petlyakov Pe-2, un des plus importants aéronefs de combat de la Seconde Guerre mondiale.

Où va cette histoire et qu’est-ce qu’un Puffalo, vous demandez-vous? Deux bonnes questions, ami(e) lectrice ou lecteur enthousiaste et légèrement stressé(e). Rendez-vous la semaine prochaine pour une réponse.

Avant de nous séparer, cependant, votre humble serviteur ressent l’envie, une envie irrésistible, de vous donner quelques mots de sagesse sur l’amphibie LA-4, l’aéronef représenté sur la photo au début de cet article. Je résisterai à cette envie, malgré les fortes plaintes du fana d’aviation qui git au plus profond de mon âme. D’accord, d’accord. J’abandonne. Croiriez-vous que le LA-4 utilisé pour les essais du train d’atterrissage à coussin d’air est toujours en état de vol au début de 2018? Mieux encore, cet aéronef historique est basé en Ontario. Si un LA-4 mérite d’être inclus dans la collection aérospatiale nationale détenue par le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa, Ontario, cette machine pourrait très bien l’être.

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Rénald Fortier