Une autre brique dans le mur, Partie 3

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Jean Saint-Germain aux commandes de l’Hélipack à l’édition 1978 du EAA Annual Convention and Fly-In, Oshkosh, Wisconsin. Chris Sorenson, « Canadians at Oshkosh. » Canadian Aviation, octobre 1978, 27.

Re-bonjour, patient(e) lectrice ou lecteur. Saviez-vous que Jean Saint-Germain compte parmi les rares Canadiennes et Canadiens qui mettent au point leur propre hélicoptère? Cet inventeur québécois effectue quelques sauts de puce aux commandes d’un prototype monomoteur et monoplace non-immatriculé vers le début des années 1970. Ce vol est par conséquent on ne peut plus illégal. Pis encore, Saint-Germain est alors dépourvu de licence de pilote d’hélicoptère. Des inspecteurs du ministère des Transports lui ordonnent de mettre aux essais. Ils ajoutent par ailleurs que l’utilisation d’hélicoptères de construction amateur est illégale au Canada. À cours d’argent, Saint-Germain doit vendre son prototype.

Au cours de la seconde moitié des années 1970, Saint-Germain conçoit l’Hélipack, un hélicoptère ultraléger monomoteur et monoplace qu’il souhaite vendre en état de vol ou offrir en kit. Il présente son prototype qui n’a pas encore volé aux pilotes et constructeurs amateurs qui visitent l’édition 1978 du EAA Annual Convention and Fly-In, à Oshkosh, Wisconsin. Vous vous souviendrez, ou pas, que l’ultraléger Raz-Mut avait été présenté à ce public de passionnés d’aviation en 1977. De retour au Québec, Saint-Germain, qui n’a toujours pas sa licence de pilote d’hélicoptères, effectue quelques saut de puce aux commandes de son prototype non-immatriculé. Un inspecteur de Transports Canada, le rebaptisé ministère des Transports, depuis 1972 environ, lui ordonne de mettre aux essais. Saint-Germain vend son prototype et deux brevets qui s’y rattachent à une société japonaise non-identifiée vers 1978-79. Une version bimoteur et biplace de l’Hélipack ne semble pas être complétée.

Intrigué par l’Hélipack, une société britannique tout aussi non-identifiée contacte Saint-Germain afin que celui-ci mette au point un hélicoptère qu’un pilote pourrait porter sur son dos – un concept qui fascine quelques ingénieurs depuis les années 1940. L’auteur de ces lignes n’est pas en mesure de confirmer si l’inventeur complète un prototype de cet hélicoptère muni de moteurs à réaction miniatures montés aux bouts des deux pales du rotor. Cela dit, Saint-Germain fabrique au moins trois différents types de moteurs.

Soit dit en passant, Transports Canada accorde une première immatriculation canadienne pour un hélicoptère de construction amateur en juin 1985, à un biplace de conception américaine, un Rotorway Exec fabriqué par Russell E.T. « Russ » Gerrish de Calgary, Alberta

J’espère que cet article vous a plu. Si tel est le cas, visitez ce site Web de temps à autres. Vous y trouverez d’autres récits consacrés au monde merveilleux de l’aviation et de l’espace – ou à d’autres sujets, non aérospatiaux, qui m’amusent ou m’intriguent. Vous avez été prévenus.

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Rénald Fortier