Un veau nouveau-né qui porte bien son nom

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Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada

Né une journée avant l’Halloween, le nouveau membre du Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada porte bien son nom, Kandy.

La mère de Kandy, Kathie-Anne, l’a mise au monde à 9 h 30, le 30 octobre. Kathie-Anne a sept ans et Kandy est son cinquième veau.

« À partir des premiers signes visibles de la mise bas, le travail a duré deux heures et demie », affirme Jim Ness, préposé aux soins du bétail au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, ajoutant que les vaches plus âgées mettent bas plus rapidement que les génisses, de jeunes vaches qui vêlent pour la première fois. « Dans l’heure qui a suivi, elle se tenait sur ses sabots et tétait sa mère, ce qui est de bon augure ».

La petite Kandy est une holstein, la race de vaches laitières la plus populaire au Canada et dans beaucoup d’autres pays. Elle ne sera pas seule, car le Musée, exploité à titre de ferme expérimentale au cœur d’Ottawa, compte actuellement 75 vaches laitières.

« Nous trayons nos vaches deux fois par jour : tôt le matin, avant l’ouverture du Musée, puis à 16 h », explique Nadine Dagenais-Dessaint, agente, Éducation et interprétation, au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada. « Les visiteurs peuvent assister à la deuxième traite; nous avons du personnel sur place pour répondre aux questions et expliquer le processus ».

Le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada accueille les six races de bovins laitiers qu’on retrouve au Canada : la holstein, la suisse brune, la shorthorn laitière, la jersiaise, l’ayrshire et même la canadienne, une race en péril.

Sur les 75 vaches que compte le Musée, 45 produisent actuellement du lait. Comme tous les mammifères, la vache doit mettre bas pour produire du lait. Elle a une gestation de neuf mois et met bas une fois par année. Après le vêlage, elle produit du lait pendant dix mois.

Les visiteurs ne verront pas le père de Kandy au Musée, car il n’y a pas de taureaux de race laitière sur place. C’est par catalogue que le personnel du Musée achète les semences de taureaux qui serviront à l’insémination des vaches.

« Nous pouvons ainsi sélectionner le taureau qui convient le mieux à chaque vache et, donc, améliorer la constitution génétique de sa progéniture », ajoute Mme Dagenais-Dessaint.

Généralement, on insémine la vache deux mois après la mise bas. Sept mois plus tard, on cesse la traite afin que la vache puisse concentrer toute son énergie sur sa gestation. Puis, le cycle se poursuit. En moyenne, la vache laitière met bas de quatre à cinq petits.

Le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada invite la population à venir voir ses bovins laitiers. Notre démonstration intitulée Tout sur le lait est présentée tous les jours à 14 h. Il sera question de l’évolution des appareils de traite, du tabouret rustique et pot trayeur au seau à lait mobile, puis aux trayeuses et lactoducs modernes.

Ne manquez pas non plus la courte vidéo sur la vache holstein diffusée sur la chaîne YouTube du Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada.

BY THE NUMBERS – Cows at the Canada Agriculture and Food Museum

Milking cows at the museum: 45

Average weight of a Holstein cow: 800 kg

Average age of cow at first calving: 24 months

Daily milk production from a Holstein cow: 30 L/day

Daily water consumption of a Holstein cow: 100 L (that’s about a bathtub full!)

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Sonia Mendes

Sonia Mendes est la rédactrice/réviseure anglophone pour Ingenium. Elle adore fouiller en coulisse pour raconter les histoires cocasses et colorées de la vie au musée ainsi que tout ce qui touche la science et l’innovation.