Le programme de prix Horizon STIAM cherche des jeunes passionnés de sciences et inspirants

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Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada

Le temps est venu de mettre à l’honneur cinq adolescentes et adolescents canadiens amoureux des sciences.

La période de mise en candidature est maintenant ouverte pour les prix Horizon STIAM 2022 d’Ingenium et du CRSNG, et cinq jeunes inspirants recevront sous peu une bourse d’études postsecondaires de 25 000 $. Deux de ces prix seront attribués à de jeunes Autochtones. La date limite de mise en candidature est le 14 janvier 2022.

Le programme de bourses, qui en est à sa sixième année d’existence, invite les jeunes de 16 à 18 ans à exercer une influence positive dans leur communauté grâce à la science, à la technologie, à l’ingénierie, aux arts et aux mathématiques (STIAM). Les lauréats sont issus de communautés et de milieux divers, mais chacun doit avoir à son actif une réalisation inspirante dans une discipline des STIAM. Ces réalisations peuvent avoir été officiellement reconnues, par exemple à l’occasion d’une expo-sciences ou dans le cadre d’un brevet. Mais elles peuvent aussi avoir bénéficié d’une reconnaissance informelle; il pourrait s’agir par exemple d’un cours conçu pour les enfants ou d’une installation artistique interactive destinée à la communauté. Quelle que soit la réalisation, elle doit refléter la passion de son auteur et donner lieu à des retombées positives pour la communauté.

Samantha Burke, qui a grandi dans une communauté des Gytwangacks, en Colombie-Britannique, était l’une des lauréates de la dernière édition. Récemment, le Réseau Ingenium s’est entretenu avec Samantha Burke pour découvrir à quoi elle s’occupe depuis qu’elle a remporté le prix et pour lui demander conseil au nom des candidats de cette année.

Dans un laboratoire, Samantha Burke regarde dans un microscope; elle porte un sarrau et des lunettes de protection.

Samantha Burke, qui a grandi dans une communauté des Gytwangacks, en Colombie-Britannique, était l’une des lauréates de la dernière édition. 

Réseau Ingenium (RC) : Où la vie vous a-t-elle menée depuis que vous avez remporté un prix Horizon STIAM? 

Samantha Burke (SB) : Depuis que j’ai remporté un prix Horizon STIAM, j’ai commencé ma première année d’études en sciences à l’Université de l’Alberta. Pour ce premier trimestre, je me suis surtout concentrée sur la transition vers la vie universitaire et l’adaptation à mon nouveau milieu urbain. 

À l’université, j’ai déjà eu l’occasion de participer à certains projets passionnants, même juste dans le cadre de mes cours. J’ai mesuré le diamètre d’un de mes cheveux avec un laser, j’ai conçu des expériences en laboratoire pour maximiser la fermentation et réduire les pertes, et j’ai même créé des cristaux. En étant à l’université, j’ai même pu me découvrir de nouveaux champs d’intérêt. Étant donné la variété des programmes et des cours offerts je songe à changer de spécialité pour réorienter mes études vers un diplôme en neuroscience. J’entrerais ainsi dans un domaine où je pourrais étudier des phénomènes semblables à celui que visait mon dernier projet, qui portait sur l’aphantasie. Un jour, je pourrais même poursuivre mes recherches et creuser ce sujet encore plus à fond.

RI : Quelles retombées a eu ce prix pour vous?

SB : En remportant le prix Horizon STIAM, j’ai eu le privilège d’étudier à l’une des meilleures universités du Canada sans devoir porter le moindre fardeau financier lors de ma première année. Grâce à ce prix, j’ai pu consacrer tout mon temps et toute mon énergie à l’apprentissage et à la compréhension de quelques-uns des aspects de la vie les plus intrigants qui soient. Je peux donner la priorité à mes études tout en trouvant le temps ô combien nécessaire pour m’occuper de moi et de ma santé mentale. 

En plus, ce prix m’a donné une plus grande confiance en moi. Souvent, quand on commence un programme postsecondaire en STIAM, on cesse de compter parmi les meilleurs éléments de l’école d’où l’on vient pour se fondre parmi les autres premiers et premières de classe, qui travaillent tous dans le même but. Beaucoup se perdent là-dedans, mais ce prix me rappelle à quel point j’ai travaillé fort pour en arriver là où je suis, et il m’encourage à continuer au jour le jour.

RI : Que signifie une carrière dans les STIAM pour vous et pour votre communauté? 

SB : Comme jeune femme autochtone, j’ai eu très peu de modèles de femmes chercheuses, médecins, ingénieures ou issues d’une autre discipline des STIAM. Il peut être très décourageant de ne pas se voir représenté dans le domaine qui nous passionne et où on souhaite mener une carrière. Pour moi, entreprendre une carrière dans les STIAM est non seulement une façon d’être fidèle à mes intérêts et d’élargir mes connaissances dans un domaine fascinant, mais aussi de devenir le modèle qui m’a manqué, mais qui manque aussi à beaucoup d’autres jeunes femmes. 

Au sein de ma communauté, en contexte rural, au Canada, j’espère que mon inscription à l’une des meilleures universités et le fait que j’embrasse une carrière stimulante sauront inspirer d’autres jeunes qui vivent des situations semblables. Les jeunes de communautés rurales qui s’intéressent aux STIAM ont peu de possibilités, et il peut leur être difficile de se lancer sur cette voie. Mais pour les vrais passionnés de STIAM, pour ceux et celles qui sont prêts à y mettre les efforts, c’est possible et très gratifiant.


RI : Certains jeunes pourraient avoir ce qu’il faut pour soumettre leur candidature à un prix Horizon STIAM, mais hésiter à le faire. Quel conseil pourriez-vous leur donner?

SB : Quand j’ai vu le prix Horizon STIAM mentionné parmi tant d’autres sur un site web annonçant des bourses, je me suis dit que je n’avais aucune chance de le gagner. Le prix était énorme, et les commanditaires sont éminents et prestigieux. Puis en lisant sur les lauréats et leurs réalisations — construction de robots, participation à des recherches, création de programmes —, j’hésitais encore plus. Je me suis dit que je n’avais rien fait comparé à n’importe lequel d’entre eux. 

Mais j’ai tout de même tenté ma chance… et ça a marché. Si cette bourse vous intéresse même un tout petit peu, je vous encourage vivement à soumettre votre candidature. Ce prix peut avoir une grande importance dans votre vie. Il vous met en contact avec de grandes entreprises, vous permet de rencontrer d’autres jeunes passionnés de STIAM et, évidemment, vous soulage en partie du fardeau financier que comportent les études postsecondaires. Peu importe l’ampleur ou le nombre de vos réalisations, si les STIAM vous passionnent et si vous souhaitez apporter votre contribution, ne manquez pas cette chance. Qui sait? Vous compterez peut-être parmi les lauréats de cette année!


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Sonia Mendes

Sonia Mendes est la rédactrice/réviseure anglophone pour Ingenium. Elle adore fouiller en coulisse pour raconter les histoires cocasses et colorées de la vie au musée ainsi que tout ce qui touche la science et l’innovation.