Un nouveau livre qui célèbre le bon côté des échecs

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Médias
Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada
Table ronde : Christina Tessier, Directrice générale, Musée des sciences et de la technologie du Canada (à gauche); Andy Nulman, co-foundateur Le Festival Juste pour rire; et Alex Benay, Dirigeant principal de l'information du Gouvernement du Canada.

Les Canadiens doivent apprendre à accepter leurs échecs et à les voir comme étant des occasions de grandir et d’apprendre au lieu de les balayer sous le tapis.

Voilà le principal message de l’ouvrage Des Canadiens à l’épreuve : Histoires d’échecs qui ont mené à la réussite, un nouveau livre d’Alex Benay, dirigeant principal de l’information du gouvernement du Canada.

« Personnellement, je pense que nous ne parlons pas suffisamment des échecs pour s’améliorer, a affirmé M. Benay lors d’un entretien sur son livre et l’approche unique qu’il transmet. Le processus visait à obtenir le point de vue différent de plusieurs auteurs, partageant leurs échecs personnels le plus possible dans le contexte de leur domaine (sports, espace, science, affaires), et de présenter un angle différent des échecs au Canada. »

Le livre partage 10 histoires de Canadiens célèbres, dont l’astronaute Robert Thirsk, la médaillée d’or olympique Erica Wiebe et le cofondateur du festival Juste pour rire Andy Nulman, et explore ce que signifie échouer. À maintes reprises, ces histoires illustrent comment les échecs peuvent être essentiels à la réussite.

« Si vous regardez certains chapitres, comme celui de Robert Thirsk, il explique qu’il a dû échouer 50 fois par jour pendant l’entraînement afin de s’assurer de ne pas mourir dans l’espace », explique M. Benay.

Des Canadiens à l’épreuve souligne qu’il ne s’agit pas d’histoires dont on entend souvent parler, particulièrement dans nos établissements et nos musées nationaux. M. Benay dit qu’il a puisé son inspiration pour le livre du temps qu’il a passé à titre de président et directeur général de la Société des musées de sciences et technologies du Canada, qui a depuis été renommée Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada.

« Les artefacts du Musée sont tous une question de réussites de cette ingéniosité, et ne dévoilent pas nécessairement que pour y arriver, il y a probablement eu 1 000 tentatives ratées avant, explique M. Benay du Musée des sciences et de la technologie du Canada, un des trois musées de la bannière Ingenium. On ne parle jamais des essais non concluants, comme si les sciences ou la technologie ou l’innovation ne faisaient pas partie du processus, pendant lequel beaucoup d’éléments ont échoué. »

M. Benay dit espérer que la reconnaissance des faiblesses du Canada dans le secteur des sciences et de la technologie nous aidera, au bout du compte, à nous améliorer.

« Le Canada est vraiment mauvais dans plusieurs aspects des sciences et de la technologie, dit-il. Nous sommes terribles pour commercialiser nos idées, le nombre de femmes qui occupent des postes en technologie est un des pires des pays développés, nos peuples autochtones ne sont pas suffisamment connectés à tout ça. »

Son livre, et les conversations qu’il espère en ressortiront, sont une occasion de développement.

« Il faut parler des nombreuses lacunes dans ce secteur, dit-il. Pour moi, [le livre] était une façon importante d’en discuter, de ne pas cacher les faits et de ne rien édulcorer. »

Dans le système d’éducation canadien, M. Benay croit qu’il y a beaucoup de travail à faire pour encourager les enfants à faire des expériences et à prendre des risques, particulièrement en ce qui concerne le programme de sciences.

“I don’t know about you, but in my science classes it was like, ‘Here’s a pre-cooked experiment that will take you to a desired end point,’” says Benay. “That’s actually the polar opposite of what science is once you get out of high school. We need to be able to say, ‘If you’re in science and technology, 99 per cent of your life will be a screw up, and the other one per cent is what cures cancer.’”

Today, with universities collaborating in a way they never used to, Benay says we need to adjust school science programming to highlight exploration, collaboration, and inclusiveness. This, he says, will better equip our kids for a multi-disciplinary approach in the workplace.

Canadian Failures

“Even in my field – in tech – I have anthropologists on my team, I have psychologists, I have behavioural scientists, and I have developers,” says Benay. “It’s a series of different perspectives – and I don’t think the multi-disciplinary team approach is being taught in schools.”

Published by Dundurn Press, Canadian Failures is available from Indigo, Amazon, iTunes, and the boutique at the Canada Science and Technology Museum. It is also available as a French ebook with the title, Des Canadiens à l'épreuve : Histoires d'échecs qui ont mené à la réussite.

In fall 2018, Benay plans to release his second book – this time tackling the subject of digital government.

“This book will talk about how government has to be digital to move forward, and in a lot of cases it’s not,” says Benay. “It will have more of a global audience – and will include submissions from authors in Estonia, the US, the UK, Canada, and France.”

Auteur(s)
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Sonia Mendes

Sonia Mendes est la rédactrice/réviseure anglophone pour Ingenium. Elle adore fouiller en coulisse pour raconter les histoires cocasses et colorées de la vie au musée ainsi que tout ce qui touche la science et l’innovation.