Banc d’essai : Les expériences d’un stagiaire au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada

Share
3 m
Médias
Ingenium - Musées des sciences et de l’innovation du Canada
Le stagiaire Jesse Edrington prend la pose dans la section « L’ère des réactés » du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Remarquez, en arrière-plan, la section avant de l’Avro Arrow.

La tâche

Je me suis toujours passionné pour tout ce qui touche l’histoire, y compris celle de l’aviation. Comme étudiant inscrit au programme de formation appliquée en muséologie au Algonquin College, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada était l’endroit idéal où effectuer mon stage pratique. Petit, j’ai souvent visité le musée. Il me semblait donc logique d’y effectuer mon stage. En travaillant au musée, j’ai pu acquérir une expérience directe et mettre en pratique dans un contexte réel ce que j’avais appris à l’école. Le stage mettait l’accent sur la réalisation d’expositions et l’interprétation, et je travaillais sous la supervision d’Erin Poulton, Agente d’interprétation des expositions. J’ai réalisé de nombreux projets pendant mon stage : préparation de visites autoguidées en braille pour visiteurs avec un handicap visuel, tests d’accessibilité, rédaction de textes interprétatifs, archivage des permissions pour les images d’expositions et rédaction de sous-titres descriptifs pour vidéos éducatives. La variété des projets auxquels j’ai participé était très enrichissante. J’ai pu contribuer à divers projets à différents stades de développement, chacun comportant ses particularités et ses nuances. À l’avenir, je sais que je pourrai puiser dans la vaste gamme d’expériences auxquelles mon stage m’a exposé. 

Tests menés auprès de visiteurs

Même si j’ai trouvé tous mes projets passionnants chacun à leur manière, l’un de ceux qui m’ont le plus marqué consistait à mener des tests auprès de visiteurs. Le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada entame une profonde mise à jour de sa section sur L’ère des réactés, qui portera maintenant surtout sur la Guerre froide. Pour mieux savoir ce que connaissent déjà les visiteurs de cette époque et les thèmes qui les intéressent surtout, l’Agente d’interprétation m’a demandé de mener des tests formatifs. Des questions portant sur des sujets généraux ainsi que sur des sujets précis, comme la menace d’une guerre nucléaire et l’avionnerie, évaluaient les connaissances sur ces sujets et l’intérêt qu’ils suscitent. J’ai mené des entrevues pendant deux semaines coïncidant avec l’achalandage associé au congé de mars. Les participants répondaient à une série de questions sur des thèmes possibles de l’exposition et devaient ordonner une liste de sujets selon leurs intérêts. Je notais leurs réponses et des observations utiles, puis je les ai compilées dans un rapport devant éclairer les décisions de l’équipe de base à la réalisation de l’exposition. J’ai réalisé 87 entrevues en deux semaines. 

Observations

Après avoir terminé les tests portant sur la Guerre froide, j’avais l’impression qu’une grande majorité des participants connaissaient le sujet et souhaitaient vivement en apprendre davantage. J’ai vite saisi l’importance d’un contact direct avec les visiteurs. Puisque mon stage mettait l’accent sur l’interprétation et la réalisation d’expositions, j’étais heureux d’acquérir cette expérience directe. En parlant directement avec les gens, j’ai pu entendre différents points de vue et mieux saisir ce que les visiteurs veulent approfondir au musée. Fait intéressant, même lorsque les visiteurs croyaient manquer de connaissances sur un sujet, l’occasion d’en apprendre davantage suscitait généralement chez eux un enthousiasme partagé par plus d’un.  

Un morceau du casse-tête

Comme étudiant sur le point d’entreprendre ma carrière en muséologie, j’ai trouvé l’expérience des tests particulièrement fascinante, puisque grâce à eux, je pouvais participer au processus global de réalisation d’une exposition. J’ai aimé contribuer à un projet d’envergure et aider à façonner le contenu de cette nouvelle exposition. Non seulement j’ai pu participer au processus, mais en plus, j’ai permis aux visiteurs d’y jouer au rôle. En menant ces tests, j’ai permis aux opinions des visiteurs d’influencer le contenu qu’ils seront éventuellement invités à explorer. Avec une meilleure compréhension de ce que cherchent les visiteurs, les musées peuvent créer des expériences plus attrayantes. Je me réjouis à l’idée d’avoir contribué à façonner l’expérience des visiteurs et, ainsi, d’avoir collaboré à cette future exposition. 

Quelques mots en terminant

Mes quatre mois de stage au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada m’ont offert une expérience très enrichissante. Les projets que j’ai réalisés en lien avec l’interprétation, comme les tests menés auprès de visiteurs, me seront utiles alors que j’entame ma carrière dans le domaine des musées. Je me suis toujours passionné pour l’histoire et pour les musées, et j’ai hâte de transmettre cette passion aux autres. À l’avenir, j’espère pouvoir influencer le choix des récits que raconteront des expositions et façonner la manière dont les visiteurs interagissent avec ces histoires.


Vous appréciez le Réseau Ingenium? Aidez-nous à améliorer votre expérience en répondant à un bref sondage!

Profile picture for user Jesse Edrington
Jesse Edrington

Jesse Edrington termine actuellement le programme de formation appliquée en muséologie au Algonquin College. Dans le cadre de ce programme, il travaille comme stagiaire d’expositions au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada durant le printemps 2022.