MMX – exploration des lunes martiennes (Martian Moons eXploration)

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Image de Phobos
Lune de Mars, Phobos (crédit d'image: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona).

Au début d’avril 2017, l’Institut de science spatiale et d’astronautique (ISAS), une division de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA), a annoncé qu’un robot explorateur serait lancé vers le mois de mars 2024 : le Martian Moons Exploration (MMX). L’objectif n’est pas d’observer la planète rouge, mais ses deux lunes : Phobos et Deimos. Ces lunes (d’environ 25 km de large) sont une fraction de la taille de la Lune de la Terre (environ 3 400 km de large) et leurs origines sont toujours remises en doute. Phobos et Deimos ont peut-être déjà été des astéroïdes errant librement dans le système solaire, mais auraient été capturées dans le puits gravitationnel de Mars. Une autre hypothèse serait qu’elles sont des éjectas, c’est-à-dire qu’elles auraient été projetées dans l’espace par un gros impacteur qui a frappé Mars il y a des milliards d’années. 

Afin de répondre à cette question, la collaboration ISAS/JAXA tentera quelque chose de très difficile : une mission de retour d’échantillons. MMX sera lancée vers Mars en 2024 et arrivera en 2025. MMX étudiera les lunes de près pendant trois ans, puis prendra des échantillons et les rapportera sur la Terre d’ici 2029. Le retour d’échantillons est difficile à accomplir. Les humains n’ont eu qu’un succès partiel avec ce genre de missions robotisées dans le passé.

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MMX – exploration des lunes martiennes (Martian Moons eXploration)
JAXA/ISAS
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Jesse Rogerson, Ph.D.

Passionné par la communication de la science, Jesse Rogerson adore promouvoir la culture scientifique auprès du public. Il représente fréquemment le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada à la télévision et à la radio, ainsi que dans les réseaux sociaux et lors de congrès. Il a participé à l’élaboration d’un atelier sur la communication scientifique visant à enseigner aux professionnels de la science du Canada des méthodes plus efficaces pour communiquer leurs constats scientifiques. Astrophysicien de formation qui exerce sa profession, M. Rogerson détient un doctorat (Ph.D.) en astrophysique d’observation de l’Université York, et a récemment publié un article revu par les pairs dans The Astrophysical Journal. Il aime faire de la moto, jouer à des jeux de société et jouer au « frisbee extrême ».