Semaine de l’action bénévole : dans les coulisses du bénévolat au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada

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Robert Day debout à côté du Lockheed 10E Electra, rendu célèbre après qu’Amelia Earhart ait tenté de faire le tour du monde.

Ici, à Ingenium, la Semaine de l’action bénévole (du 7 au 13 avril) donne l’occasion de reconnaître et de célébrer tous les bénévoles qui améliorent les incroyables expériences offertes aux visiteurs dans nos trois musées : le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, le Musée de l’aviation et de l'espace du Canada et le Musée des sciences et de la technologie du Canada. Connor Wilkie, collaborateur occasionnel, s’est récemment entretenu avec certains des bénévoles les plus dévoués du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada pour savoir pourquoi ils consacrent de leur temps au bénévolat.

Robert Day, un ancien pilote de l’aviation civile et bénévole du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, adore les questions que lui posent les jeunes visiteurs curieux du Musée. Il se rappelle une récente conversation avec une petite visiteuse particulièrement bavarde.

« C’était une très bonne journée. Cette jeune fille de 12 ans m’a demandé où se trouvait l’avion qu’Amelia Earhart avait piloté, dit M. Day. Elle m’a posé toutes sortes de questions, comme “Qui était son instructeur? Pourquoi sa sœur était-elle célèbre?” et je ne savais pas quoi répondre. J’ai dû faire une recherche plus tard. Ensuite, elle m’a demandé de prendre une photo d’elle devant l’avion [Lockheed Electra]. »  

La carrière de bénévole de M. Day a commencé en 2012, lorsqu’il a fait du bénévolat pour le match des étoiles de la LNH à Ottawa. Il a tellement aimé l’expérience, qu’il est ensuite entré en contact avec le Musée où il fait du bénévolat depuis.

Il y a des avantages particuliers à faire du bénévolat dans un musée. M. Day souligne notamment le fait qu’il ne cesse d’apprendre des autres bénévoles ou des visiteurs.

« J’ai toujours l’impression d’apprendre quelque chose de nouveau. Juste en parlant avec quelqu’un, un visiteur qui a un ancien lien avec un avion peut arriver et me dire quelque chose que je ne savais pas. C’est informatif, on apprend toujours. »

Dave Lowdon et Peter Krayer sont deux anciens pilotes militaires canadiens qui ont une vaste expérience et une grande passion pour l’aviation. Trois jours par semaine, on peut les voir en train de renseigner les visiteurs sur les avions et d’apporter une expérience concrète aux appareils, puisqu’ils ont eux-mêmes piloté des modèles semblables.

« J’ai décidé de faire du bénévolat ici après avoir pris ma retraite, car j’y avais amené mes petits-enfants. Aussitôt entré dans le Musée, j’ai senti une bonne humeur m’envahir. Je me sentais à ma place après une carrière passée dans les forces aériennes, affirme M. Krayer. Je me suis donc dit que je pourrais venir ici pour ajouter de la valeur. J’adore ça. C’est pourquoi je suis bénévole ici, je me fais plaisir à moi-même. »

M. Lowdon aime faire du bénévolat au Musée parce qu’il a ainsi la chance de rencontrer des gens incroyables.

« C’est vraiment la raison pour laquelle nous aimons tous les deux venir ici. On ne peut rencontrer des gens comme ça n’importe où », explique M. Lowdon.

Les bénévoles comme MM. Lowdon, Krayer et Day font partie intégrante de l’expérience au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada. Ils permettent de fusionner les connaissances techniques concrètes sur les aéronefs avec leur histoire particulière. 

« Je fais du bénévolat au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada et au Centre de santé Perley-Rideau pour anciens combattants. Selon moi, les avantages sont tous personnels, si donner de votre temps et partager vos connaissances vous animent. Aux deux endroits, j’aide les personnes âgées. Au Musée, lorsque les visiteurs viennent nous voir avec des questions concernant les aéronefs, nous nous servons de notre expérience et de nos connaissances pour améliorer leur visite. Nous partageons avec eux. Quiconque aime cette sensation est un bénévole dans l’âme. Si ça ne vous dit rien, le bénévolat n’est pas pour vous. » 

~ Peter Krayer, bénévole

L’aire d’exposition du Musée n’est pas le seul endroit où vous verrez des bénévoles au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada. Ils œuvrent également dans les autres bâtiments autour du Musée où les artefacts en trop sont entreposés, principalement d’autres aéronefs et des pièces d’avions. Entre ces murs, une équipe spéciale de bénévoles s’affaire à un projet depuis plus de dix ans, le projet North Star. Le groupe qui participe à ce projet, en cours depuis 2003, restaure le dernier avion-cargo North Star. 

Bruce Gemmill, un membre retraité de l’Aviation canadienne, a commencé à faire du bénévolat pour le projet North Star il y a maintenant 13 ans. Au cours de cette période, il a consacré 11 850 heures au projet.

« Nous ferons certaines réparations structurales sur l’avion et j’aurai peut-être la chance de faire un peu de travail sur la peinture », explique M. Gemmill.

Bien que le projet soit certainement un marathon et non un sprint, la gamme de tâches qu’effectuent ces bénévoles varie d’une journée à l’autre. Actuellement, l’équipe travaille à la restauration du quatrième et dernier moteur de l’engin.

Ingenium compte 320 bénévoles actifs en ce moment dans ses trois musées, lesquels ont collectivement travaillé environ 25 800 heures au cours du dernier exercice financier.

Cédric St-Amour, coordonnateur des bénévoles à Ingenium, gère les activités des bénévoles dans les trois musées. 

« Au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, les bénévoles sont généralement des experts. Bon nombre d’entre eux ont déjà piloté, construit ou entretenu la collection que nous avons dans l’aire d’exposition. C’est plutôt génial », affirme M. St-Amour.

Il ajoute également que le Musée de l'aviation et de l'espace du Canada a actuellement une équipe de base d’environ 125 bénévoles. 

« Dans un musée national comme le nôtre, il faut être inclusif. C’est un musée canadien et le public canadien a un rôle à y jouer. Les gens viennent ici pour offrir de leur temps et de leur enthousiasme. Évidemment, ça va dans les deux sens, ils en retirent quelque chose et nous en retirons quelque chose, dit M. St-Amour. Certains apportent une expertise, d’autres apportent leur enthousiasme et sont ici pour apprendre. Je crois qu’il est important de dialoguer avec les Canadiens afin d’améliorer notre programmation et notre expérience. »

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Connor Wilkie

En tant qu’étudiant inscrit à un programme coopératif à Ingenium, Connor s’apprête à faire de la recherche et à rédiger une panoplie d’histoires au cours des prochaines semaines. Détenteur d’une formation en journalisme, Connor aime rester informé sur toute sorte de sujets, qu’il s’agisse des sciences et de la technologie ou des actualités quotidiennes. Lorsqu’il n’est pas occupé à écrire, Connor aime passer du temps à faire de la photo et des vidéos.