Un programme propose aux jeunes d’explorer de nouveaux domaines liés aux STIAM

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Olivia Béchard discute avec quelques jeunes des façons de rendre la chasse au trésor plus fluide. Olivia est la coordonnatrice du projet L’effet STIAM, et dirige les activités depuis 2018.

Un programme au Musée des sciences et de la technologie du Canada vise à offrir aux jeunes un élan de sciences, de technologie, d’ingénierie, d’art et de mathématiques (STIAM), et à les inspirer à choisir un avenir scientifique. 

Depuis l’automne 2018, le projet L’effet STIAM suscite l’engagement des jeunes de 14 à 17 ans. Ce programme gratuit donne aux jeunes qui ne pourraient autrement participer à des programmes parascolaires la possibilité de faire leurs premiers pas dans divers domaines liés aux STIAM. 

« Au cours des cinq dernières sessions du programme, nous avons apporté des changements en fonction de ce qui intéresse les enfants et des structures qui fonctionnent bien pour eux », de déclarer Olivia Béchard, coordonnatrice du projet L’effet STIAM. « Nous pouvons donc maintenant nous concentrer sur le renforcement des compétences, ce qui a donné aux jeunes de nombreuses occasions d’être exposés à de nouvelles choses. »

Mme Béchard ajoute qu’un des principaux objectifs du programme est d’ouvrir les yeux des jeunes sur les diverses possibilités de carrière dans des domaines liés aux STIAM. Les organisateurs du programme espèrent que de plus en plus de jeunes s’investiront en science et en technologie.

Les jeunes sont invités à découvrir toutes sortes de choses, comme utiliser une imprimante 3D ou un découpeur au laser ou apprendre à programmer. Ils travaillent à parfaire des habiletés qui seront utiles dans n’importe quel lieu de travail, comme la collaboration, la communication et la créativité. 

Cinq adolescents sont assis sur un banc dans le musée. Debout se trouvent trois adolescentes et un autre adolescent, accompagné de la coordonatrice de projet. Elle leur remet les instructions pour faire la chasse au trésor.

Olivia Béchard lit des instructions pour la chasse au trésor du 11 mars 2020. Le groupe avait presque terminé sa chasse – il ne restait que quelques objets à trouver.

Chaque session de L’effet STIAM dure 12 semaines. Les jeunes participants côtoient Mme Béchard et d’autres experts, selon le sujet exploré. Le groupe se réunit deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, pour un total d’environ huit heures par semaine. 

Maleika Fahmi, une élève de 15 ans de l’école secondaire Colonel By, s’est inscrite au projet L’effet STIAM au début de 2020, lorsque son père a découvert le programme en ligne. 

« Cela m’a ouvert l’esprit à des sciences plus sociales, plus “engagées” et ça me permet d’interagir davantage et d’utiliser les sciences de manière plus appliquée, explique la jeune fille. J’aime beaucoup les activités. Elles sont très interactives, et font beaucoup appel au cerveau. » 

L’effet STIAM met les élèves au défi de creuser vraiment en profondeur et de réfléchir de manière critique aux problèmes. Par exemple, une des activités est une chasse au trésor visant à illustrer la relation entre des commandes effectuées sur Terre et les manœuvres d’un robot situé sur une autre planète, comme Mars. Les jeunes ont été divisés en deux groupes, l’un donnant des instructions sur une tablette, et l’autre suivant les ordres afin de trouver un objet dans le musée. C’était une façon judicieuse de démontrer comment quelque chose d’aussi complexe que l’exploration planétaire peut être décomposé en simples indications sur une tablette. 

Même des petits jeux comme une chasse au trésor peuvent avoir un impact durable sur les jeunes participants. 

« Nous essayons de réaliser des activités qu’ils ne font pas à l’école, explique Mme Béchard. Nous voulons les inciter à poursuivre des études collégiales ou universitaires, d’envisager les carrières en STIAM qui s’offrent à eux – c’est la voie que nous essayons d’ouvrir. » 

Trois adolescents cherches des indices concernant une chasse au trésor. L'un d'eux tient une tablette électronique contenant les indices, tandis qu'un autre regarde par-dessus son épaule pour l'aider.

Liban Aboubaker consulte sa tablette pour s’assurer de suivre les bonnes instructions pendant la chasse au trésor. 

Yobo Omekeh, 17 ans, qui fréquente l’école secondaire Immaculata High School, participe présentement au programme. Il dit qu’il aime se promener dans le musée et observer comment la science et la technologie ont évolué au fil du temps.

« Nous nous intéressons à la science, nous voulons apprendre les sciences, mieux comprendre ce que nous savons déjà à notre âge, afin de pouvoir viser d’autres objectifs lorsque nous irons au collège ou à l’université, a-t-il déclaré. La science est le meilleur moyen, parce qu’elle permet de résoudre les problèmes du monde d’aujourd’hui. »

Yobo dit que le programme lui a permis d’apprendre quelque chose de nouveau chaque semaine, plutôt que rentrer chez lui et ne rien faire après l’école. Il a appris à coudre, et il comprend maintenant comment programmer au moyen de Micro:bits sur un portable. 

En dévoilant les merveilles de la science et de la technologie, le projet L’effet STIAM pique l’intérêt des jeunes et leur montre le chemin de la découverte « à vie ». 

Tu as entre 14 et 17 ans? Pour en savoir davantage sur notre prochaine session, visite la page de L'effet STIAM.

Quatre adolescents posent devant des affiches, et les mots sur le mur disent ma famille. L'adolescent sur la gauche porte une veste bleu foncé. À ses côtés, un autre garçon porte un pull vert, suivi d'un autre adolescent portant un chandail molletonné à capuche gris avec une veste noire par-dessus, et, complètement  à droite, le dernier adolescent porte un chandail molletonné à capuche gris avec une veste bleue par-dessus.

Quatre garçons prennent la pose alors qu’ils cherchent un objet dans le musée pour leur chasse au trésor. La journée a été remplie de fébrilité et de rires, et de la démonstration d’habiletés en leadership et en coopération. 

Auteur(s)
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Bradley Legault

Bradley Legault est auteur/réviseur en langue anglaise; il fréquente le Collège Algonquin et effectue un stage de création à Ingenium. Son aisance avec les mots et son ton simple lui permettent de dépeindre des images dans l’esprit des lecteurs, de manière à donner vie à la merveilleuse nature de la muséologie, de la science et de la technologie.