Prix Horizon STIAM : on prend des nouvelles de Nicholas Flowers

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Nicholas Flowers dans un sanctuaire de macareux à Elliston, Terre-Neuve, pendant les vacances d'été

Les prix Horizon STIAM d’Ingenium et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) reconnaissent de jeunes innovateurs au Canada qui catalysent des changements positifs dans leur collectivité en utilisant les sciences, la technologie, l’ingénierie, les arts et les mathématiques (STIAM).

Chaque année, les candidats et candidates sont invités à démontrer leur passion pour la technologie et la science sous n’importe quel angle, d’une perspective artistique ou conceptuelle, qu’il s’agisse de recherche, de sensibilisation publique ou de la mise au point d’une nouvelle idée ou d’un nouveau produit.

Dans cette série de courts portraits, le Réseau Ingenium prend des nouvelles de quelques-uns des lauréats des prix de 2020. Ces derniers nous racontent ce qu’ils ont fait depuis leur grande victoire dans l’espoir d’inspirer une nouvelle cohorte de remarquables futurs diplômés canadiens à présenter leur candidature. 

Réseau Ingenium (RI) : Nous voulons de vos nouvelles! Sur quoi avez-vous travaillé depuis que vous avez gagné votre prix? Avez-vous des projets scolaires ou personnels en cours ou en préparation?

Nicholas Flowers (NF) : Depuis que j’ai reçu un prix Horizon STIAM en 2020, je continue de promouvoir la culture inuite et des initiatives scientifiques dans ma collectivité, à Hopedale, dans le Nunatsiavut. Peu après avoir assisté à la cérémonie de remise des prix, j’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires puis j’ai relaxé tout l’été en faisant du camping avec ma famille. À la fin juillet, j’ai participé à une présentation sur l’importance de passer du temps dans la nature, en partenariat avec la Fondation Students on Ice et Parcs Canada. Cet événement virtuel m’a fait découvrir les possibilités extraordinaires de travailler dans le parc national des Monts-Torngat. En septembre dernier, j’ai également fait une présentation à la Newfoundland and Labrador Archaeological Society sur le récent projet de recherche archéologique sur les collections communautaires. Et maintenant, j’étudie les sciences de l’environnement au campus Grenfell de l’Université Memorial à distance, de chez moi à Hopedale. En novembre, j’ai fait une présentation avec ma famille lors de l’expédition virtuelle des anciens de Students on Ice sur l’importance de mettre en lien la bonne gérance culturelle et la santé et la durabilité des océans.

RI : Pourquoi avez-vous décidé de poser votre candidature aux prix Horizon STIAM? Selon vous, qu’est-ce qui fait que votre candidature s’est démarquée des autres?

NF : J’ai décidé de poser ma candidature pour un prix Horizon STIAM en raison du soutien que j’ai reçu de Janet Wiseman, directrice des ressources humaines et directrice des écoles du district scolaire anglais de Terre-Neuve-et-Labrador. J’ai également reçu le soutien de mon enseignante de mathématiques et de sciences au secondaire, Jennifer Winters, et de Nicole Blanchard, la spécialiste du programme d’éducation autochtone de mon école. La démarche de candidature m’a permis de réfléchir aux activités et événements auxquels j’ai participé tout au long du secondaire. Cela m’a inspiré à aider les autres à atteindre leurs objectifs et à promouvoir les différents domaines des STIAM d’une perspective autochtone. J’ai voulu devenir un modèle pour les jeunes de ma collectivité en créant un club de sciences au niveau primaire et en animant une rencontre hebdomadaire pour que mes pairs puissent passer du temps ensemble et apprendre à faire de l’artisanat traditionnel. Ma participation à des activités communautaires et scolaires et le temps passé auprès des aînés de ma collectivité m’ont donné la confiance nécessaire pour promouvoir le bien-être et un sentiment d’appartenance.

Nicholas Flowers près du bâtiment de l'Assemblée du gouvernement du Nunatsiavut à Hopedale, Nunatsiavut.

Nicholas Flowers near the Nunatsiavut Government Assembly building in Hopedale, Nunatsiavut.

 

 

 

Je crois que le rôle d’ambassadeur peut prendre plusieurs formes, comme passer du temps avec des aînés et traiter les autres avec respect.

RI : Avez-vous des conseils pour ceux et celles qui pensent à présenter leur candidature mais qui se sentent un peu intimidés par la démarche?

NF : Il est important pour les candidats de tenir compte de toutes leurs réalisations et contributions à la vie scolaire et communautaire. Il est également très important de pouvoir compter sur un groupe de soutien pour les guider dans leur réflexion sur leurs réalisations. Il est important de demander de l’aide pour la rédaction des textes demandés dans le dossier de candidature, qu’il s’agisse d’une enseignante, d’un proche ou d’amis. Aussi, cette occasion de réfléchir et de rêver à des aspirations futures dans le domaine des STIAM avec d’autres peut être encourageante. Les commanditaires des prix Horizon STIAM sont également d’un grand soutien pendant la démarche de candidature.

RI : En tant qu’ancien lauréat, vous considérez-vous comme un ambassadeur des STIAM? Selon vous, qu’est-ce qu’un grand champion ou une grande championne des STIAM?

NF : En recevant mon prix Horizon STIAM, j’ai eu un sentiment d’honneur et d’inspiration à continuer d’agir comme ambassadeur auprès des jeunes de ma collectivité et de ma province. J’ai réalisé et compris l’importance de soutenir davantage les nombreux domaines des STIAM par le biais des médias, de présentations et d’activités communautaires. J’ai été encouragé à apprendre et à revitaliser des facettes importantes de la culture traditionnelle inuite, comme parler l’inuktitut, coudre des objets d’artisanat et des vêtements et défendre le savoir autochtone dans les programmes pédagogiques de la province. Je crois que le rôle d’ambassadeur peut prendre plusieurs formes, comme passer du temps avec des aînés et traiter les autres avec respect. Promouvoir les nombreux domaines des STIAM de manière positive et inclusive auprès des jeunes permet non seulement de renforcer l’esprit d’équipe et de communauté, mais aussi d’ouvrir la voie à de nombreuses possibilités aux futurs chefs de file en STIAM. J’espère continuer d’inspirer et d’aider les autres à parler de l’importance de mettre en lien le mode de vie et les connaissances traditionnelles autochtones et les STIAM.

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Christine Clouthier