L’essor de la voiture verte — des années 1980 à aujourd’hui

À la fin des années 1980, les Canadiens commençaient à prendre conscience que les émissions de dioxyde de carbone, le réchauffement planétaire, les gaz à effet de serre et les émissions des combustibles fossiles représentaient un sérieux problème. Donnant suite à ce constat, plusieurs organismes régionaux ont commencé à adopter des politiques environnementales. Pour atteindre les cibles établies dans ces politiques, les constructeurs automobiles ont lancé avec réticence la production de véhicules électriques, ouvrant ainsi la troisième phase de l’évolution des véhicules électriques.

Deux voitures ont été activement commercialisées pour répondre aux exigences d’une loi californienne sur les véhicules à émissions nulles. En 1992, Ford lançait l’Ecostar, qui utilisait une batterie au sodium-soufre et dont l’autonomie était de 160 km. En 1996, General Motors lançait l’EV1, qui avait une autonomie de 145 km et qui possédait un moteur alimenté par une batterie au plomb-acide.

En 1998, les deux constructeurs avaient cessé la production de ces véhicules en raison de la demande insuffisante. Le California Air Resource Board (CARB) a été contraint d’abaisser ses cibles d’émissions; il les a fait passer de 10 % à 4 % en 1998, et de 4 % à 2 % en 2001. Résultat : le CARB a décidé de réorienter ses priorités pour favoriser l’émergence de véhicules à émissions quasi nulles, mieux connus aujourd’hui sous le nom de véhicules hybrides.

Toyota a été le premier constructeur automobile à reconnaître de son plein gré et formellement que les moteurs à combustion, en particulier ceux qui sont alimentés par des combustibles fossiles, étaient responsables d’une grande partie des gaz à effet de serre.

« Vous l’avez demandée, la voici. — Toyota »

Les véhicules électriques et hybrides avaient été critiqués pour leur prix d’achat trop élevé pour le commun des mortels. En 1998, Toyota commençait la production de masse d’un véhicule hybride appelé Prius. Ce faisant, le constructeur a rendu la voiture hybride abordable pour le consommateur moyen et créé un grand marché.

Les voitures hybrides comme la Prius sont alimentées par une batterie jusqu’à l’épuisement de cette dernière, après quoi le moteur à essence prend la relève. Le manuel du propriétaire de la Prius explique que : « […] la Prius est un nouveau type de voiture qu’on appelle hybride, qui combine un moteur à essence sophistiqué et un puissant moteur électrique. Le système d’alimentation de la Prius est entièrement autonome. Ainsi, contrairement aux véhicules entièrement électriques, la Prius n’a jamais besoin d’être rechargée à partir d’une source externe [1]. »

En raison de la fonction d’auto-chargement de la Prius et de sa production de masse, les gens de partout dans le monde ont trouvé qu’elle était une automobile abordable et pratique. En octobre 1998, la Toyota Prius a fait son entrée au Canada, au Musée des sciences et de la technologie du Canada à Ottawa, en Ontario. Elle a remporté beaucoup de succès; 14 000 voitures ont été vendues au Canada et 1,7 million, dans le monde.

Aller de l’avant

Un nouveau joueur est entré en scène en 2006, lors du dévoilement du Tesla Roadster, premier véhicule électrique de Tesla dont le lancement sur le marché grand public n’aurait toutefois lieu qu’en 2008. Cette voiture de sport électrique à batterie pouvait parcourir une distance de 393 km sur une seule charge. Même si le Roadster répondait aux critères d’admissibilité à diverses mesures incitatives gouvernementales, son prix s’est avéré prohibitif pour bon nombre d’acheteurs et le véhicule a été plutôt mal accueilli par la critique.

Depuis, Tesla a perfectionné sa production et offre désormais plusieurs modèles à des prix plus abordables. En ajoutant à cela les préoccupations grandissantes au sujet des changements climatiques, le marché des véhicules électriques a pu connaître une croissance stable. En dépit des nombreux défis qui doivent encore être relevés lorsque la production des véhicules électriques augmente, ces derniers semblent faire partie non seulement du passé, mais également de l’avenir.

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