Imagerie thermique : efficace pour diagnostiquer des maladies chez nos amis à quatre pattes

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Les chevaux, tout comme les humains, sont sensibles à toute sorte de troubles de santé. Les vétérinaires utilisent des outils et des examens de diagnostic, pouvant être très simples ou à la fine pointe de la technologie, pour tenter de déterminer exactement ce qui ne va pas.

Les chevaux, tout comme les humains, sont sensibles à toute sorte de troubles de santé. Bien qu’ils ne soient pas capables de nous dire clairement ce qui les dérange, ils peuvent indiquer des problèmes par des changements corporels, de mouvement, de comportement et d’attitude. Une liste de symptômes aide généralement les propriétaires et les vétérinaires à concentrer leur attention sur quelques causes possibles. Les vétérinaires utilisent ensuite des outils et des examens de diagnostic, pouvant être très simples ou à la fine pointe de la technologie, pour tenter de déterminer exactement ce qui ne va pas. Si tout se passe bien, la prochaine étape est le traitement.

En tant qu’amatrice de chevaux, j’ai eu l’occasion de voir la science vétérinaire en action et avoir un aperçu du fonctionnement du corps animal. Les propriétaires de chevaux sont souvent présents et participent aux examens diagnostiques et aux traitements d’une façon qui n’est ni possible, ni souhaitable dans le système médical pour humains. Cette année seulement, j’ai assisté à trois types de procédures d’imagerie médicale, dont deux que je ne verrai jamais pratiquées sur des humains, sauf peut-être en tant que patiente. Les vétérinaires peuvent utiliser l’endoscopie (oscilloscopes), l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomodensitométrie (TDM), la radiographie (rayons X), l’ultrason, la scintigraphie nucléaire (scintigraphie osseuse) et la thermographie (imagerie thermique) pour aider au diagnostic de troubles chez les chevaux.

L’imagerie thermique est remarquable. Rédactrice pour le magazine The Horse, Joanna L. Robson explique que la thermographie peut « détecter des changements métaboliques relatifs à l’inflammation active, au débit sanguin ou à la conduction nerveuse. Les vétérinaires utilisent généralement la thermographie avec l’imagerie anatomique pour diagnostiquer le processus sous-jacent d’une maladie dans une zone d’activité ou de préoccupation spécifique. »

Image thermique du cheval montrant de la chaleur dans son épaule.

: Les zones rouges de cette image indiquent une température élevée dans l’épaule du cheval

Mme Robson explique comment l’imagerie thermique fonctionne : « La caméra thermique détecte des ondes infrarouges à la surface du corps, lesquelles sont invisibles pour l’œil humain, et les convertit en image visible. Imaginez ce qui se passe lorsque vous vous blessez : vous vous cognez le genou, la zone devient chaude, rouge et enflammée. Au niveau cellulaire, comme réponse immunitaire, le corps libère des substances chimiques, comme l’histamine. Des changements dans le débit sanguin peuvent correspondre directement à l’inflammation. Ainsi, au niveau le plus fondamental, où il y a une circulation accrue, il peut il y avoir de l’inflammation (la zone devient plus chaude). Le contraire est également vrai : les maladies chroniques peuvent provoquer le refroidissement des zones de cicatrisation, d’atrophie (fonte/perte musculaire), d’atteinte ou d’inutilisation des nerfs. »

La collection du Musée des sciences et de la technologie du Canada contient de l’équipement thermographique d’un système médical pour les humains. Utilisé par Dr Ghys à la Clinique du Sein Bourassa à Montréal à la fin des années 1960 et au début des années 1970, ce système thermographique a été le premier à être développé spécifiquement à des fins médicales. Grâce à cette caméra, le système a été utilisé comme outil de diagnostic pour le cancer du sein et les problèmes circulatoires chez les humains.

Les visiteurs du Musée pourront en apprendre davantage sur la façon dont les technologies ont formé le monde médical en découvrant une toute nouvelle exposition, Les sens et la médecine.

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Molly McCullough

Molly McCullough est une conservatrice adjointe au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada.