Gerhard Herzberg, à la découverte des mystères de la science

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Le physicien Gerhard Herzberg à Londres (Angleterre) en 1952. Il estime qu’il ne faut pas mettre l’accent sur l’utilité des sciences, mais plutôt les étudier par passion et parce qu’on souhaite repousser les frontières de la connaissance.

Ilana Reimer

Programme de journalisme du Collège Algonquin

À l’âge de 12 ans, Gerhard Herzberg fabrique un télescope avec l’un de ses amis. Les deux garçons meulent des lentilles en verre pour les fixer sur des supports qu’ils ont montés dans un tube en métal. Lorsque le ciel est dégagé, ils prennent le tramway pour se rendre à un parc de Hambourg, en Allemagne, et observent les planètes au moyen de leur instrument.

Il s’agit là du début de la longue et brillante carrière de Herzberg. Pour lui, la science est remplie de mystères à élucider. En 1933, alors que Herzberg est professeur à l’Université de Darmstadt, les nazis adoptent une loi interdisant aux hommes dont la femme est juive d’enseigner dans les universités. Étant dans cette situation, Herzberg décide de quitter l’Allemagne. John Spinks, chimiste physicien canadien qui a travaillé avec Herzberg à titre d’invité, aide ce dernier à obtenir du travail à l’Université de la Saskatchewan. Herzberg passe 10 ans à Saskatoon, où il enseigne la physique et rédige l’ouvrage Molecular Spectra.

En 1949, Herzberg accède au poste de directeur du Conseil national de recherches du Canada, à Ottawa. C’est pendant qu’il occupe ce poste qu’il commence à faire des découvertes révolutionnaires en spectroscopie moléculaire, étude de la façon dont les atomes et les molécules émettent de la lumière ou en absorbent. Herzberg analyse des spectrogrammes, sorte de photographies de l’absorption et de l’émission de la lumière par les molécules. Ce travail lui permet de déterminer le niveau d’énergie et l’emplacement probable des électrons dans les molécules, renseignements qui aideront les scientifiques à trouver de nouvelles façons de combiner des produits chimiques pour produire de nouvelles substances.

Toutefois, bien qu’il apporte de nombreuses contributions innovatrices à la spectroscopie moléculaire et atomique, Herzberg estime qu’il ne faut pas étudier les sciences pour leur seule « utilité ». Il soutient que les scientifiques doivent chercher à élucider les mystères de la nature simplement pour repousser les frontières de la connaissance humaine.

En 1971, Herzberg obtient le prix Nobel de chimie. Il continue de travailler pour le Conseil national de recherches du Canada jusqu’à son décès, en 1999. Il est intronisé au Panthéon canadien des sciences et du génie en 1992.

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