Trouver une façon de changer les choses

Manel Zeghal avec un lapin dans ses bras pendant la fin de semaine de Pâques au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada.

À l’occasion de la Semaine de l’action bénévole (du 15 au 21 avril), Ingenium souligne le travail de certains de ses précieux bénévoles. Aujourd’hui, le Réseau d’Ingenium présente le profil de Manel Zeghal qui offre actuellement de son temps au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada.

De Manel Zeghal

Je vivais auparavant de l’autre côté de la rue du lieu de sépulture de mon héros, Tommy Douglas. Voici les célèbres paroles de l’homme baptisé « la plus grande personnalité canadienne » qui sont gravées sur sa stèle funéraire : « Courage, mes amis; il n’est pas trop tard pour bâtir un monde meilleur ».

La première fois que j’ai lu cette citation, je ne comprenais pas trop ce que signifiait « bâtir un monde meilleur ». S’agissait-il d’être dans une position d’autorité ou de paraître dans le journal? Les problèmes dans le monde me décourageaient souvent et je voulais désespérément « changer les choses », mais j’étais dubitative quant au bien qu’une jeune personne comme moi pouvait vraiment faire.

J’ai eu une révélation alors que je faisais du bénévolat au secondaire. Pour obtenir un diplôme d’études secondaires en Ontario, chaque élève doit effectuer au moins 40 heures de service communautaire. En tant qu’élève de 3e secondaire, j’avais entendu quelques histoires d’horreur à propos d’élèves de 5e secondaire qui avaient du mal à obtenir suffisamment d’heures pour recevoir leur diplôme. Ainsi, j’ai décidé de commencer tôt et de terminer mes heures le plus rapidement possible pour ne pas avoir à m’en inquiéter plus tard.

Pendant que je cherchais des occasions de bénévolat, je suis tombée sur une offre au Musée des sciences et de la technologie du Canada qui demandait plus précisément de faire du bricolage avec les visiteurs. Un des plus grands avantages d’avoir grandi à Ottawa était les visites fréquentes dans les musées nationaux. J’en garde tellement de bons souvenirs (Cuisine bizarre, locomotives et tunnels lumineux en fibre optique) que je voulais les partager avec d’autres. De plus, j’ai toujours aimé interagir avec les enfants et, pour ce qui est du bricolage, disons que je n’ai jamais manqué un épisode de Art Attack. Vraiment, je ne pouvais imaginer un meilleur endroit où faire du bénévolat!

Demandez-moi à quoi je pense quand j’entends le mot bénévolat et je vous répondrai « des chapeaux de chefs de train ». Il s’agit du bricolage qu’on m’a demandé de faire pendant mon premier quart de bénévolat! Ces chapeaux faits de papier de construction étaient, en général, bien aimés des enfants. Toutefois, au cours de mon premier mois de bénévolat, il y a eu une petite fille qui n’était pas très contente. « C’est laid! », s’est-elle exclamée en hochant de la tête catégoriquement quand je lui ai offert de l’aider. Bien que ses parents se soient excusés en m’expliquant qu’elle passait une mauvaise journée, j’ai décidé de relever le défi. « C’est laid? », lui ai-je demandé. « Et bien, il faut changer ça! » Puisque nous étions à quelques jours de l’Halloween, j’ai décidé de faire appel à ma créativité et de fabriquer un chapeau de chef de train avec le sommet en forme de citrouille. Tranquillement, la petite fille a commencé à m’aider en lui découpant des yeux de citrouille épeurants.

It was at that moment, quite unexpectedly, that I realized that I was making a positive contribution. I was so caught up expecting this contribution to be measured in thousands of dollars, or tens of news articles. I finally saw my positive contribution through the smile of a parent, thanking me for all my efforts in helping make their child’s trip to the museum a memorable one.

From that day onwards, I’ve continued to volunteer with the Canada Science and Technology Museum, as well as the Canada Aviation and Space Museum and the Canada Agriculture and Food Museum. From summer camps to special events activities, I completed my 40 hours (and then some!) and continued to volunteer throughout my undergraduate studies. Having completed an Honours BSc degree in Biomedical Sciences, and currently pursuing a Masters in Microbiology and Immunology, volunteering at those three museums and being exposed to all those exhibits helped me realize that there are no limits to scientific ideas and new discoveries. As such, I decided to continue in science.

To this day, I believe that being a volunteer is more than just an opportunity to me; it is part of a lifestyle in and of itself which we should continuously strive for. I believe everyone should actively search for opportunities to help improve oneself and our community; I think everyone could use a jack-o-lantern train conductor’s hat.

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