Quelques réflexions sur le dessin

Ce dessin sur iPad d’un fer Beetall (1992.0254) de la collection du musée me rappelle le repassage que j’ai dû faire lorsque j’ai confectionné des masques non médicaux pour ma famille, mes amis et des voisins vulnérables.

En temps de crise mondiale, les arts peuvent nous amener dans un lieu de beauté et de réflexion. 

Henri Matisse a dit un jour : « Puise le bonheur en toi-même du simple fait d’avoir effectué une bonne journée de travail, d’avoir illuminé le brouillard qui nous entoure ». Le dessin – le fait de faire des marques sur une surface plane – ne nécessite pas beaucoup de matériel ni de temps, et contribue à lever le brouillard d’anxiété et de peur en ce moment particulier de l’histoire. Mes dessins pendant ce confinement sont principalement inspirés par Matisse, dont la simplicité des lignes montre la clarté de sa vision. Et si copier un autre artiste peut sembler n’être qu’un exercice de renforcement des habiletés, cela demande aussi un travail de transformation pour que le dessin devienne mien. Mes choix sont le reflet de mon humeur du jour, créant un miroir de ma volonté de trouver de la beauté et de l’espoir. Dessiner, pour moi, c’est méditer.

#ConserverEnQuarantaine
 

Auteur(s)
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Dr. Ingrid Mida

Ingrid E. Mida (Ph.D., histoire de l’art et culture visuelle) est historienne de l’art, détective de l’habillement et conservatrice. Elle a signé l’ouvrage Reading Fashion in Art (Bloomsbury, 2020), et a corédigé The Dress Detective (Bloomsbury, 2015). Elle a également écrit des chapitres et articles d’érudition sur la mode et l’art ainsi que sur le dessin en tant que méthode de recherche. Elle revendique le dessin comme un moyen de voir plus clair.