Billet vert

Cet article a initialement été rédigé et soumis pour faire partie du recueil de récits d’innovation du projet Canada 150 visant à réunir des témoignages sur l’innovation canadienne en collaboration avec des partenaires de partout au pays. Il a maintenant été intégré au Réseau Ingenium, un portail numérique qui met en vedette du contenu en lien avec les sciences, la technologie et l’innovation.

Billet vert / © Archives de la ville de Montréal

Un dollar à l’épreuve des contrefaçons

Pourquoi le dollar américain est-il vert? C’est à l’Université McGill, à Montréal, en 1861, que se trouve la réponse. Cette année-là, en effet, le Congrès américain autorisa la production de 50 millions $ US en billets à demande, principalement pour couvrir les dépenses de guerre en pleine croissance. L’année suivante, Thomas Sterry Hunt, un chimiste américain employé par la Commission géologique du Canada à l’Université McGill, proposa d’utiliser du sesquioxyde de chrome comme encre pour l’impression des billets. Hunt avait découvert que le pigment vert du composé ne pouvait pas être décoloré par l’acide, ce qui rendait les billets extrêmement durables. Le pigment faisait aussi en sorte qu’ils ne pouvaient pas être photographiés, et conséquemment, il était impossible de les contrefaire. L’innovation de M. Hunt constituait un recours direct à la science pour résoudre un problème de tous les jours. Et grâce à cette innovation, le dollar américain à l’épreuve des contrefaçons, le fameux billet vert, était né. Au Canada.

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