La bombe qui sauve des vies

Harold Elford Johns, qui a demandé au CNRC de produire du cobalt-60 pour traiter le cancer.

Bryson Masse

Programme de journalisme du Collège Algonquin

En 2009, les Laboratoires de Chalk River ferment leurs portes à des fins d’entretien, ce qui signifie l’interruption des activités du plus grand producteur d’isotopes médicaux au monde et une chute des approvisionnements qui retarde considérablement les traitements. Cet événement illustre à quel point le Canada joue un rôle important en médecine nucléaire depuis que, en 1949, le physicien Harold Elford Johns a demandé au Conseil national de recherches de produire du cobalt-60. Le cobalt-60 est un isotope radioactif utilisé pour détruire les tumeurs et les cellules cancéreuses profondément enfouies dans l’organisme.

Johns naît à Chengdu, en Chine. Quelques années plus tard, sa famille s’installe à Hamilton (Ontario). Il obtient un doctorat en physique de l’Université de Toronto en 1939 et assure la formation de pilotes pendant la Seconde Guerre mondiale. Il devient l’un des premiers spécialistes de la radiographie et est invité à travailler avec Ertle Harrington à l’Université de la Saskatchewan.

Johns met sur pied le groupe de physique médicale de la Saskatchewan Cancer Commission. Ses travaux donnent lieu à la création du premier appareil administrant des doses de radiations provenant de l’isotope. Les rayons gamma produits pénètrent dans le corps plus profondément que les cancérothérapies contemporaines. La méthode permet d’attaquer les cellules cancéreuses tout en laissant les cellules saines intactes. Dans les années 1950, le magazine Maclean’s donne à la technologie le nom de « bombe au cobalt ».

Les progrès réalisés par Johns permettent à Tommy Douglas, père de l’assurance-maladie canadienne, d’annoncer l’administration gratuite de traitements contre le cancer aux personnes qui résident en Saskatchewan depuis au moins trois mois. On estime que la technologie conçue par Johns a sauvé plus de sept millions de vies. Johns est fait officier de l’Ordre du Canada, et il est intronisé au Panthéon canadien des sciences et du génie en 2000.

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