Célébrer la fête du Canada dans les airs

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View of the nose of the CRJ-200

La plupart des Canadiens se sont rendus à leur lieu de prédilection pour célébrer l’anniversaire de notre beau grand pays. Mon lieu de prédilection, c’est le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, dont j’ai été le directeur général (DG) pendant près de huit ans. Ce n’est que tout récemment que je suis rentré au bercail et que je suis devenu vice-président du développement des affaires à Ingenium, un poste qui me permet de développer de belles collaborations. Cette année, toutefois, à l’occasion de la fête du Canada, j’ai eu droit à une merveilleuse surprise. J’ai eu la chance non seulement de voir bien des Canadiens visiter le Musée, géré maintenant par le directeur general Chris Kitzan, mais aussi d’être l’un de cinq heureux élus pour monter à bord du CRJ-200 de NAV CANADA, qui survolerait la ville et se rendrait jusqu’à Cornwall, là où se faisait autrefois la formation des contrôleurs de la circulation aérienne. Quand j’étais DG, j’avais toujours souhaité que NAV CANADA prenne part aux expositions et aux activités offertes au Musée. Plusieurs années plus tard, nous avons été ravis de pouvoir compter sur l’importante collaboration de NAV CANADA aux célébrations de la fête du Canada. Son Dash 8 était sur place toute la journée et était ouvert au public, une rare occasion pour les visiteurs de mettre les pieds dans un aéronef d’inspection de vol. Et, comme par hasard,son CRJ-200, un autre aéronef d’inspection de vol, devait survoler le musée et accueillir à son bord un ancien DG.

NAV CANADA pilot in the cockpit of the CRJ-200

La plupart des Canadiens ignorent le travail remarquable accompli par NAV CANADA. Ses aéronefs se rendent aux aéroports des quatre coins du pays pour vérifier les procédures de décollage et d’atterrissage, et pour veiller à ce que toutes les aides à la navigation fonctionnent correctement. Ce n’est là qu’une description simplifiée d’un système complexe qui permet à des milliers d’avions de voler tous les jours. Les aéronefs effectuent des manœuvres très impressionnantes et les angles d’inclinaison dépassent parfois les 45 degrés (j’en ai été témoin pendant mon vol, mais j’en parlerai plus loin). Il arrive souvent que des personnes appellent un aéroport pour signaler qu’un CRJ-200, joliment peint,éprouve des difficultés à se poser sur la piste, ses roues n’étant pas déployées. Les pilotes des CRJ-200 effectuent toutes les manœuvres possibles pour s’assurer que l’équipement de navigation est en bon état. Certains groupes suivent même les aéronefs partout au pays pour les photographier à différents aéroports et à différentes altitudes de vol. Et moi, je m’apprêtais à voler à bord de l’un d’entre eux. Je suis monté dans toutes sortes d’avions, un Tiger Moth et même un P-51 Mustang qui effectuait des acrobaties, mais le vol qui m’attendait serait très special.

View from the jump seat.

Le CRJ-200 est atterri et a roulé jusqu’au Shell Aerocentre de l’Aéroport international d’Ottawa. Il était tout simplement magnifique en bleu, blanc et gris. Notre pilote, Anthony MacKay, nous a souhaité la bienvenue et nous a fait découvrir les dispositifs de sécurité de l’aéronef. Il nous a ensuite rappelé qu’il n’y aurait pas de service à bord. Quel sens de l’humour! La grande surprise : j’étais la personne chanceuse qui avait été choisie pour s’asseoir dans le strapontin lors du décollage. Le strapontin, c’est un siège à abattant situé entre les deux pilotes. Que demander de mieux! J’ai rencontré l’autre pilote, Rick Wynen, qui avait lui aussi un excellent sens de l’humour, ce qui a rendu le vol des plus agréables. Nous avons fait les vérifications avant-vol, avons mis les moteurs en marche un à la fois et avons roulé vers la piste de décollage. Pour certains d’entre vous, cela semble peut-être banal, mais pour les obsédés comme moi, c’est le septième ciel. L’aéronef a décollé et nous a transportés au-dessus d’Ottawa et tout près de la zone d’exclusion aérienne du Parlement. Puis, nous avons mis le cap vers le sud pour aller visiter le CENTRE NAV à Cornwall. Devenu un centre d’apprentissage et de conférences, celui-ci a accueilli jadis les contrôleurs de la circulation aérienne qui apprenaient leur métier. Pour plusieurs, le CENTRE NAV est le berceau de la profession, alors c’était une visite bien spéciale pour les autres passagers intrépides, qui venaient de NAV CANADA et avaient gagné leur billet lors d’un tirage au profit d’un organisme de bienfaisance.

View from the cockpit of the CRJ-200.

Près de Cornwall, les pilotes ont fait faire des manœuvres au CRJ-200. L’aéronef a tourné autour du CENTRE NAV et a dépassé l’angle d’inclinaison permis normalement à l’approche ou lors des vols commerciaux. Une alerte a retenti tandis que nous tournions à un angle d’inclinaison de plus de 45 degrés. Si les pilotes savent garder leur calme, l’air, lui, n’était pas de tout repos à 2500 pieds d’altitude en raison de la température de 39 degrés Celsius. L’aéronef s’est redressé et s’est dirigé vers la rivière Rideau, qu’il a suivie jusqu’à l’Aéroport international d’Ottawa. C’est à ce moment que j’ai cédé ma place à Tiffany, qui s’est assise dans le strapontin pour le reste du vol. Je suis ressorti de la cabine de pilotage avec des souvenirs inoubliables. Le reste du vol s’est fait sans heurts. L’approche et l’atterrissage ont été parfaits.

View over the wing of the CRJ-200.

Quelle journée mémorable! J’ai passé la matinée dans un musée de calibre mondial, entouré par des avions emblématiques et des Canadiens souriants. J’ai échangé quelques mots avec les bénévoles qui avaient bravé la météo pour raconter des histoires de l’aviation canadienne, des histoires que plusieurs avaient vécues eux-mêmes. Les équipes et les bénévoles du Musée nous ont fait vivre des expériences incroyables. N’oublions pas non plus l’équipe courageuse de NAV CANADA, qui nous a fait visiter le magnifique Dash 8 sous le soleil de plomb. Mais la cerise sur le gâteau, c’était de célébrer la fête du Canada dans les airs. Merci NAV CANADA, bienvenue dans notre grande famille et à l’année prochaine.

(Quelques mots sur NAV CANADA. C’est le deuxième plus grand fournisseur de services de navigation aérienne au monde. La société gère 3,3 millions de vols par année dans un espace aérien de 18 millions de kilomètres carrés. Ses services comprennent le contrôle de la circulation aérienne, les services consultatifs d’aéroport, l’information de vol, les exposés météorologiques et l’information aéronautique. Bref, la sécurité dans les airs, c’est à NAV CANADA que nous la devons.)

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Stephen Quick

Stephen Quick est le Vice-président, Développement des affaires à Ingenium.