Créer une activité de STIM : mon stage coopératif au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada

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Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada
L’auteur travaille à un bureau, devant des matériaux de diverses couleurs.
Nafis Faiyaz s’affaire à la créer le premier prototype de rover.

Lors de mes visites dans des musées, j’ai souvent profité des installations interactives, qui me permettent de mieux comprendre le sens historique d’une exposition. Mais c’est seulement pendant mon stage de trois semaines, cet été, au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, que j’ai vraiment compris à quel point organiser de telles activités est complexe. Le succès d’un programme public repose sur tout un tas de planification, d’essais et de paperasserie! Cet été m’a donné un aperçu de ces étapes : j’ai eu la chance de créer, pour le musée, une activité qui susciterait un intérêt durable pour l’univers fascinant de la technologie spatiale.

Justement, parlant de technologie spatiale, l’espace et l’aviation m’ont toujours attiré. Enfant, j’étais fasciné par les avions et les fusées; en fait, par tout ce qu’on peut faire voler. J’ai donc posé ma candidature pour un stage coopératif au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, et j’ai été emballé qu’on m’invite à passer une partie de l’été au musée. Linda Brand, l’employée chargée de me superviser, m’a chargé de créer un atelier de science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM). La tâche consistait à fabriquer un mini rover de A à Z, et j’étais prêt à relever le défi, car je voulais acquérir de l’expérience en ingénierie et en innovation. Pendant ma séance de formation, j’ai aussi rencontré Jonathan Soliman, un autre élève, qui s’y connaît en moteurs, engrenages, serveurs et autres équipements électroniques.

Deux adolescents, debout, examinent l’engin que tient l’un d’eux.

Nafis Faiyaz (à gauche) et Jonathan Soliman, un bénévole du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada

Fabrication du premier prototype

Le travail a commencé dès le premier jour du stage. Nous avons fait le tour du musée à la recherche de matériaux. Nous avons fixé des moteurs à des morceaux de styromousse, puis avons ajouté des roues fabriquées à partir de nouilles d’eau. Après avoir apporté quelques ajustements et bidouillé avec les circuits électriques, nous avons enfin terminé notre premier prototype. Nous l’avons regardé accélérer puis partir dans le musée. Un bon nombre de curieux s’intéressaient à ce que nous faisions. Je pense que voir deux jeunes garçons se promener dans le musée avec un rover jouet attirait leur attention! Je dirais que notre premier prototype était assez réussi, et l’expérience nous a guidés quand nous avons fabriqué le deuxième. Cette fois, l’objectif était de concevoir un rover lunaire et de comprendre les aspects novateurs des modèles précédents.

Véhicule artisanal muni de roues colorées en styromousse, sur un bureau

Version finale du deuxième prototype de rover

Ayant une bonne idée de ce que nous faisions, nous avons documenté du début à la fin le processus de fabrication du deuxième prototype. Nous avons photographié chaque étape et avons rédigé des instructions détaillées. Pour moi, ce n’était pas facile, parce que j’ai l’habitude d’y aller d’instinct, plutôt que de documenter chaque étape. Mais je me suis habitué, avec l’aide de Jonathan. Nous avons aussi apporté certains changements en cours de route, pour améliorer le concept. À la fin, nous avions un deuxième prototype et un guide de fabrication détaillé.

Paperasserie et budget

Après la rédaction du guide, nous nous sommes attaqués à la paperasserie. À mon avis, cette étape est la moins intéressante dans la conception d’une activité! En général, j’aime bien les activités pratiques, sur le terrain, mais la paperasserie était essentielle au succès de cette activité de STIM. Il faut promouvoir l’idée et obtenir des soutiens, et notre travail servira aussi à obtenir des fonds suffisants pour l’activité. Nous étions tous deux d’avis que ce programme devrait être informatif et fournir aux visiteurs une expérience agréable qui répond aux besoins actuels et prévus. Nous avons aussi décidé que le programme devrait souligner le 50e anniversaire d’Apollo 11, inclure un contenu éducatif sur l’événement et favoriser une meilleure appréciation du patrimoine aérospatial du Canada.

J’ai trouvé des sources d’approvisionnement et calculé le prix pour tout le matériel pour chaque kit de rover. Heureusement, le coût total était moins élevé que ce que nous avions anticipé. Nous avons aussi prévu des coûts additionnels, pour la promotion et les salaires des moniteurs, par exemple. Ensuite, nous avons produit plusieurs tableaux montrant nos estimations de coûts et de recettes de vente sur une période donnée. Les chiffres étaient raisonnables, et selon nos calculs, nous devrions rentrer dans nos frais assez rapidement.

Nafis Faiyaz vérifie que l’un des rovers grand-format fonctionne adéquatement.

Rovers and more rovers!

While I spent the majority of my time working with program development, I was also involved with the kids’ summer camps at the museum. Every morning, I confirmed that the camp guides had plugged in the batteries for the “rover mania” activity; this was a daily activity where the kids got to drive a large, remote-controlled rover through an obstacle course. These rovers were very different than the one that we were developing. Jonathan and I frequently repaired those rovers, dealing with broken wires and loose tires, for example. At other times, I ensured that all the materials were replenished for the indoor activities. This included taking notes, and helping to organize the space for the activities.

Jonathan et moi avons aussi commencé un autre projet : un modèle téléguidé du bras canadien à partir d’appareils électroniques appelés servomoteurs, un moteur à balais et des tuyaux en PVC. Le modèle devait être mis à la disposition des visiteurs, à côté d’une des activités. Mais malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le terminer.

Somme toute, j’ai beaucoup aimé mon stage coopératif au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, et je le recommande chaleureusement à tous ceux et celles qui s’intéressent à la science et à l’ingénierie. Le personnel du musée est très accueillant et prévenant : j’ai eu accès aux installations et aux outils dont j’avais besoin, et des employés m’ont expliqué les études nécessaires pour leur emploi. C’était une excellente occasion de voir ce que c’est que la vie de bureau, de participer à des essais sur le terrain et d’innover, le tout entouré de biplans, d’avions de combat à réaction et autres appareils plus fascinants les uns que les autres.

Auteur(s)
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Sonia Mendes

Sonia Mendes est la rédactrice/réviseure anglophone pour Ingenium. Elle adore fouiller en coulisse pour raconter les histoires cocasses et colorées de la vie au musée ainsi que tout ce qui touche la science et l’innovation.